La Libre.be
>
Culture
>
Cinéma
Lisbeth Salander
Ceux qui espéraient ne fût-ce qu’apercevoir un petit bout de son visage seront déçus. Les deux prébandes-annonces que les spectateurs suédois ont pu découvrir cet automne au cinéma ne dévoilent rien. Lisbeth Salander reste invisible. De la super-héroïne des romans de Stieg Larsson, on n’a le droit qu’au début d’une nuque et à un bout de tatouage.
Appaloosa* * *
En 1880, un shérif ambulant et son adjoint sont appelés à Appaloosa, Nouveau Mexique, pour rétablir la loi. Devant et derrière la caméra, Ed Harris, épaulé par son ami Viggo Mortensen, signe un étonnant western. Il est à la fois très classique — revisitant la plupart des situations traditionnelles—, très authentique avec une attention scrupuleuse aux détails de la vie quotidienne, et très drôle dans la relation amicale et lexicale des deux protagonistes. 1h42
The Duchess**
A la fin du XVIIIe siècle, Georgiana, duchesse du Devonshire est l’épicentre de la haute société et la première “pipole” de l’histoire. Elle connut pourtant une vie privée des plus agités, partageant, in fine, un singulier ménage à trois avec son époux et sa meilleure amie. Keira Knightley, Ralph Fiennes et Charlotte Rampling sont parfaits de ce drame en costumes, aux résonances étrangement contemporaines, où chaque dialogue est un échange à fleuret pas toujours moucheté. So british ! 1h50.
Factory Girl* *
Au milieu des sixties, Edie Sedgwick fut la muse d’Andy Warhol, la vedette de la plupart de ses films. Elle connut ainsi un peu plus que le quart d’heure de gloire prédit à chacun par le propriétaire de la Factory. George Hickenlooper nous promène donc backstage dans la légende de l’art, montrant à quelle inquiétante vitesse, ce qui était glamour devient vulgaire, ce qui était inspiration devient déchet. Avec Sienna Miller et Guy Pearce. 1h27.
La belle personne*
Christophe Honoré relit, en diagonale, “La princesse de Clèves”. Il l’installe dans la classe d’un lycée parisien huppé, fréquenté par des fils et des filles à papa. (Garrel, Seydoux, Bonitzer, Lang) qui se la pètent en jouant les amoureux romantiques. 1h33.
MéTIER
Kung Fu Panda" fut l’une des bonnes surprises de l’année 2008. Conçu au sein des studios DreamWorks, il se distinguait par une direction artistique solide et un récit mélangeant humour et aventure. Et puis, petite originalité, il comptait dans son équipe d’animateurs un Belge.
Crise
La fréquentation des cinémas a encore reculé en 2008 de 3,7%, un bilan d'autant plus désolant qu'à eux seuls, deux films réalisent près de 10% des entrées.
box office
Le chien espiègle de Jennifer Aniston et Owen Wilson ne lâche pas le morceau. Le film familial «Marley et moi» a happé 24 millions de dollars de recettes (17,3 millions d'euros) en deuxième semaine, ce qui le place en tête du box-office américain pour un second week-end, d'après les estimations du studio communiqués dimanche.
Hollywood
Les grands studios affirment bien résister à la récession. En 2008, le cinéma américain a rapporté près de dix milliards de dollars. Mais ce chiffre masque une érosion du public. Et les acteurs pourraient bientôt faire grève.
DVD
Soyons honnêtes, voilà des mois que "La grève" et de "L'argent" attendent de passer dans le lecteur DVD. Ils en ont vu des films du patrimoine les doubler dans la file, les comédies de Mitchell Leisen, les mélodrames à Donald Sirk, etc.
hollywood
Will Smith, star de «Hancock» et de «Sept vies», est l'acteur qui a rapporté le plus d'argent aux cinémas américains en 2008, selon un sondage annuel réalisé par Quigley Publishing.
décès
Le cinéaste Michel Vianey, qui a réalisé des films policiers et a fait tourner Jean-Louis Trintignant, Carole Bouquet et Jean Rochefort, est décédé dans la nuit du 29 au 30 décembre à l'âge de 78 ans, a-t-on appris dimanche auprès de sa famille.
Métiers du cinéma - 5. Costumière
Depuis vingt ans, Isis Mussenden conçoit des vêtements pour Hollywood. Pour "Prince Caspian", elle a puisé son inspiration dans les musées européens.