Nouveau cap pour l'enseignement : révision du décret paysage, promesses d'embauches pour les aspirants enseignants, fusion des réseaux officiels…
Les études secondaires, priorité première.
- Publié le 11-07-2024 à 20h32

Fini les différents réseaux officiels. La coalition compte fusionner les réseaux de l'officiel (enseignement organisé par Wallonie-Bruxelles Enseignement et enseignement officiel subventionné) pour évoluer avec un réseau officiel et un réseau libre. À l'image de la Flandre, le réseau libre et le réseau officiel bénéficieront du même financement d'ici dix ans.
Tous les élèves doivent être logés à la même enseigne. Pour contrer la pénurie d'enseignants, leurs anciennetés s'appliqueront quel que soit le réseau dans lequel ils enseigneront. Les jeunes aspirants pourront espérer plus que les multiples contrats de remplacements habituels. Ils se verront offrir une garantie d'emploi, un CDI et un second pilier de pension, ce qui sous-entend que les professeurs ne seront plus statutaires.
Exit la formule Pacte d'excellence, faites place au Pacte de confiance pour un enseignement d'excellence. "Ce n'est pas cosmétique du tout", précise Georges-Louis Bouchez. À peine effleuré dans les faits, le tronc commun s'achève en deuxième secondaire. La troisième année devient hybride et comporte des cours communs et des options pour orienter au plus vite les élèves et ainsi éviter un décrochage scolaire précoce.
L'enseignement en alternance sera revu. Pour optimiser le système, cette compétence sera partagée entre les deux exécutifs.
Le décret paysage : un retour aux sources ?
Le supérieur n'est pas en reste, le décret paysage qui a eu raison de la majorité en fin de mandat, fera peau neuve. Soit en revenant à la version Glatigny, soit en remontant plus loin encore jusqu'au régime de Bologne, soit à un système d'annualisation. Côté finance, les demandes du terrain ne sont pas tombées dans les oreilles de deux sourds. Plus d'enveloppe fermée, de nouveaux fonds seront déployés, "même si ce ne sera pas "open bar", assure Maxime Prévot, président des Engagés.
