La hausse de TVA sur les cantines scolaires irrite l'opposition et embête la majorité
Valérie Glatigny plaide pour une exemption de cette augmentation.
- Publié le 09-01-2026 à 19h04
- Mis à jour le 09-01-2026 à 19h07

L'application de la hausse de TVA (de 6 % à 12 %) aux repas de cantines scolaires fournis par une cuisine externe promet de secouer la majorité.
Depuis qu'il a été confirmé que cette TVA augmentée sur les plats à emporter s'appliquerait également aux traiteurs qui fournissent les écoles, les critiques pleuvent du côté francophone, où la Fédération Wallonie-Bruxelles n'a, a priori, pas vraiment de marge de manœuvre budgétaire pour éventuellement intervenir.
Un communiqué socialiste
Les socialistes s'étaient déjà fait entendre jeudi à la Chambre sur le sujet, et en rajoutent une couche vendredi. Via communiqué, le PS indique demander à ce que le gouvernement MR-Engagés de Fédération Wallonie-Bruxelles, compétente pour l'Enseignement, "agisse d'urgence". Les socialistes souhaitent que l'exécutif "saisisse le Comité de concertation (Codeco) afin d'obtenir une exception pour les repas scolaires" ou, à défaut, "un soutien financier spécifique aux écoles".
Un courrier de la ministre Glatigny
De leur côté, les quotidiens Le Soir et L'Echo relaiyaient vendredi que les partis francophones de la coalition fédérale Arizona, les mêmes MR et Engagés, sont bel et bien embêtés par le fait que la mesure s'applique aux repas scolaires préparés par un partenaire externe. Mais la piste d'une exception pour les repas scolaires, que les deux partis voudraient introduire d'une manière ou d'une autre, pourrait se heurter au droit européen, selon lequel on ne peut pas moduler la TVA en fonction des clients finaux.
Contactée à ce sujet par La Libre, la ministre de l'Éducation Valérie Glatigny (MR) entend être proactive sur ce dossier. "J'ai l'intention de plaider pour une exemption de l'augmentation de la TVA en faveur des cantines scolaires, et un courrier en ce sens sera envoyé au ministre Jambon."
Jeudi à la Chambre, le ministre des Finances Jan Jambon (N-VA) a d'ailleurs précisé que le projet d'arrêté royal "est en cours d'examen au Conseil d'État" et qu'il n'est "pas exclu qu'il soit modifié" à la suite de cet avis. Le dossier n'est donc pas encore clos.