Frank Vandenbroucke dans la tourmente ? Un juge interdit au ministre de détruire 200 millions d'euros de vaccins et matériel médical
Le ministre de la Santé n'en a pas fini avec l'affaire "Medista" qui le hante depuis quelque temps.
- Publié le 16-08-2024 à 09h43
- Mis à jour le 16-08-2024 à 11h21

Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé, désire faire détruire pas moins de 200 millions d'euros de matériel médical dont des tests PCR, des médicaments ainsi que des vaccins du Covid.
Nos confrères du HLN ont révélé des documents prouvant cette volonté. C'est au début de l'été que la décision de faire détruire les 200 millions de valeurs matérielles a été prise par le gouvernement fédéral. La raison invoquée ? Ces masques, vaccins et autres médicaments sont désormais périmés ou inutilisables. Si le gouvernement a accepté la proposition du ministre de la Santé, cette "disparition de preuves" posait problème pour l'entreprise Medista.
En cause : un différent juridique entre le ministre de la Santé et la société Medista, gérante du stock stratégique lors de la crise du Coronavirus. Le SPF Santé reproche à au groupe pharmaceutique d'avoir commis des erreurs et d'avoir facturé des services inexistants. Ce que Medista conteste. Selon ce dernier, les marchandises du stock représentent un élément important et leur destruction constituerait une suppression de preuves dans une affaire toujours en cours.
"Il s'agit d'une preuve cruciale", ont estimé les avocats de Medista. Le juge de l'affaire a suivi le mouvement jeudi dernier et a fait constater que le gouvernement ne pouvait faire détruire autant de marchandises. Il a été décidé qu'aucune marchandise ne pouvait sortir de l'entrepôt géré par Medista.
Selon les informations de HLN, près de 70 000 euros du contribuable seraient employés pour garder les matériaux médicaux. Un montant qui pourrait encore augmenter le tribunal venait à prolonger la durée du stockage à la fin du mois d'août.

