Claude Moniquet: "J'ai eu des contacts avec le MR, mais j'ai privilégié les Listes Destexhe"
"J'ai eu des contacts avec le MR, mais j'ai privilégié les listes Destexhe."

- Publié le 12-03-2019 à 21h09
- Mis à jour le 14-03-2019 à 12h19

"J'ai eu des contacts avec le MR, mais j'ai privilégié les listes Destexhe." La frontière entre l'audiovisuelle et le monde politique est décidément bien étroite. Claude Moniquet l'a annoncé ce mardi : le Schaerbeekois emmènera l'une des listes Destexhe, en tant que tête de liste au Parlement bruxellois.
À 61 ans, le Franco-belge ouvre le nouveau chapitre d'une existence qui l'a vu successivement militer à l'extrême gauche, résidant d'un kibboutz en Israël, journaliste-reporter, mais aussi agent clandestin pour la DGSE, le service de renseignement extérieur de la France. Mais c'est en tant qu'expert-terrorisme sur les plateaux de RTL-TVI qu'il s'est fait connaître du grand public. Ses interventions ont parfois été controversées, comme lors de la traque de Salah Abdeslam.
Son choix de rejoindre la "dissidence" peut surprendre. D'autant que Claude Moniquet assure avoir été approché par le MR. " Au départ, avant qu'Alain [Destexhe] lance sa liste, j'ai pensé un temps rejoindre le MR, où j'ai beaucoup d'amis. Il est vrai que j'ai eu des contacts et des discussions avec ce parti, nous confie-t-il. Nous pensons atteindre les 5 % du seuil d'éligibilité, pour entrer au Parlement bruxellois ."
Le MR dément. "Nous ne l'avons jamais contacté pour en faire un candidat aux élections de 2019", assure Georges-Louis Bouchez, délégué général du MR.
Pour rappel, Aymeric De Lamotte et de Victoria de Vigneral, deux élus MR, ont déjà quitté le parti après avoir dénoncé " l'illégitimité " de Charles Michel.
" L'offre à droite, en Belgique, n'a rien à voir avec celle de la France. Le MR est à la fois au centre droit et au centre gauche. À l'extrême droite, il y a le parti populaire qui n'est vraiment pas ma tasse de thé. Alain Destexhe propose un mouvement qui vient remplir cet espace. Cela m'a séduit, reprend Claude Moniquet. J'ai des divergences avec le MR sur certains sujets. Je pense, contrairement à eux, qu'il faut une zone de police unique à Bruxelles."
Il ajoute s'être mis en congé de RTL-TVI. " Ce n'est de toute façon pas mon activité principale. Je continuerai par contre à travailler dans mon entreprise [NdlR : le Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité] ", conclut-il.
" Il va de soi que M. Moniquet est suspendu d'antenne dans son rôle d'expert-terrorisme, tant qu'il sera sur les listes, candidat, ou élu, nous confirme Christophe Barzal, porte-parole d'RTL-TVI. La chaîne n'a bien entendu pas à faire intervenir un candidat sur antenne en pleine campagne."