La sortie de Sophie Wilmès a-t-elle énervé Georges-Louis Bouchez au point de claquer la porte des négociations ?
Le président du MR aurait été énervé par l'interview de Sophie Wilmès, écrivent les médias flamands. Le MR répond que seule la fiscalité est à l'origine des difficultés rencontrées dimanche.
- Publié le 14-01-2025 à 11h00

Ils l'avaient annoncé : la fiscalité serait la pièce la plus difficile à avaler à la table des négociations. Dimanche, les présidents des cinq partis de la coalition Arizona (N-VA, MR, Les Engagés, Vooruit et CD&V) se sont retrouvés une fois de plus pour avancer sur la formation du futur gouvernement fédéral. Au menu : la fiscalité.
Les négociations ont été arrêtées lorsque les discussions sont arrivées sur une mesure en lien avec une augmentation d'impôts que le MR a en horreur ainsi que sur des mesures qui pourraient pénaliser les indépendants. Insatisfait, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a quitté la table plus tôt que prévu, mettant un terme aux échanges.
L'affaire "Chez nous"
Selon plusieurs médias flamands, la cause de sa crispation est à aller chercher du côté des remous internes au parti. Dimanche, la vice-présidente du Parlement européen, Sophie Wilmès (MR), s'est exprimée sur RTL sur l'arrivée de trois anciens membres du parti d'extrême-droite Chez Nous au sein du MR. "On aurait dû consulter en interne", a-t-elle regretté. Entre les lignes, certains y liront une désapprobation.
Notons également que, dans cette interview, "Mme 500 000 voix" a évoqué l'interdiction de cumuler la présidence du parti avec la fonction de vice-Premier ministre. Cette raison aurait également pu faire bondir le chef des libéraux, nous revient-il.
Côté MR, on nie tout lien entre l'interview de l'ancienne Première ministre et l'irritation de Georges-Louis Bouchez. "Nous n'étions simplement pas satisfaits des mesures qui ont été mises sur la table", nous répond-on au parti.
Lundi, les négociations ont repris à 13 heures.