Formation fédérale: la réduction de la dotation des partis pose, elle aussi, des difficultés au sein de l'Arizona
Les négociateurs impliqués dans la formation du gouvernement ont discuté durant le week-end du chapitre institutionnel et de la nouvelle note socio-économique du formateur.

- Publié le 19-01-2025 à 19h35
- Mis à jour le 19-01-2025 à 23h19

Les partenaires de l'Arizona (N-VA, MR, Engagés, CD&V, Vooruit) ont dû réviser leurs cours de droit constitutionnel, samedi, puisque les négociations pour la formation du gouvernement fédéral ont porté sur le délicat chapitre institutionnel. Parmi les points abordés : la réduction des dotations des partis politiques. Qui ne se fait visiblement pas sans peine.
"Il n'y a pas beaucoup d'enthousiasme autour de la table, selon une source. On ne peut pas demander des économies aux gens et ne pas faire des économies sur nous-mêmes." Vooruit pousse, semble-t-il. Le MR serait plus réfractaire, sachant qu'il n'a jamais montré un grand enthousiasme à l'idée de réduire sa dotation.
Dans l'émission flamande Het Conclaaf, diffusée sur VTM durant la campagne électorale, l'ensemble des leaders des partis flamands s'étaient dits d'accord de ne pas indexer (donc de geler) le montant des dotations durant toute la législature (2024-2029). Cette piste serait sur la table de l'Arizona.
Des politiques asymétriques entre Régions
Theo Francken, de son côté, a levé un coin du voile sur le contenu de la note institutionnelle. Dimanche, sur VTM, le député N-VA a confirmé sans surprise que le futur gouvernement pourrait mener des politiques asymétriques dans une série de domaines, c'est-à-dire des politiques ayant des inclinaisons différentes selon les Régions. Le gouvernement Vivaldi, toujours en affaires courantes, avait déjà prévu cette possibilité en matière de santé et de marché du travail.
Les politiques asymétriques sont "sur la table, en plus d'une série de points concrets, a dit M. Francken. Nous n'avons pas les 100 sièges nécessaires (au Parlement, NdlR) pour mener une grande réforme de l'État, pour arriver au confédéralisme, mais nous allons poser une série de pas dans la bonne direction."
Il est temps de sortir le train d'atterrissage. Il reste 14 jours (avant la deadline du 31 janvier).
Dimanche après-midi, les négociateurs ont repris les discussions entamées vendredi sur la nouvelle version – encore une – de la note socio-économique du formateur Bart De Wever (N-VA). Celle-ci porte sur le cœur des réformes du futur gouvernement en matière de pension, de fiscalité et de marché du travail.
"Les partis libéraux comme la N-VA et le MR doivent accepter qu'il n'y a aucune marge pour maintenir les avantages fiscaux pour les happy few. Tout comme il sera nécessaire pour les socialistes flamands de serrer la vis envers les chômeurs et les allocataires", a scandé le président du CD&V, Sammy Mahdi, lors des vœux de son parti, dimanche.
"Le volet socio-économique reste difficile", a reconnu M. De Wever, lors des vœux de la N-VA anversoise, mais "il est temps de sortir le train d'atterrissage. Il reste 14 jours", avant la deadline du 31 janvier.