Covid et inondations, deux drames, des mêmes enseignements, selon le Roi
Dans ses discours, Philippe veut toujours voir l'avenir avec optimisme, souligner les marques d'espoir.

- Publié le 20-07-2021 à 13h00
- Mis à jour le 22-07-2021 à 16h17

C'est la mine grave que le roi Philippe a prononcé, ce mardi, à 13h, son traditionnel discours pour la Fête nationale du 21 juillet. Le bilan provisoire des inondations qui ont frappé notre pays la semaine dernière affiche déjà plus de trente morts et toujours des dizaines de disparus. Ce mardi a été proclamé journée de deuil national. Avant la diffusion du discours, le chef de l'État et le Premier ministre Alexander De Croo ont observé une minute de silence, entre 12h01 et 12h02, lors d'une cérémonie à Verviers.
Les drapeaux étaient en berne partout dans le pays, entre autres sur le toit du Palais de Bruxelles, d'où Philippe a prononcé son discours (depuis son bureau). "Le bilan humain est très douloureux. Les inondations ont provoqué d'énormes dégâts […]. Beaucoup ont tout perdu", a-t-il dû constater, lui qui avait effectué des visites, la semaine dernière, à Pepinster, Chaudfontaine et Rochefort, des villes durement touchées par les inondations.
Un discours réenregistré
Cette actualité tragique s'est logiquement invitée dans son discours. Ce n'était pas prévu. Une première version avait été écrite et même enregistrée la semaine dernière autour de la thématique du Covid-19, de ses 25 000 morts rien qu'en Belgique, et des leçons à tirer de cette crise sanitaire toujours en cours. Le discours a été retravaillé et réenregistré, lundi, pour y intégrer les inondations.
Pandémie, inondations. Deux drames différents. Mais des enseignements similaires, selon le Roi. La solidarité, pointe-t-il d'abord. "De tout le pays abonde une aide spontanée aux sinistrés", souligne Philippe à propos des inondations. "Nous avons pris conscience de la nécessité de collaborer davantage à tous les niveaux", complète-t-il au sujet de la pandémie. "Car seul, aucun individu, aucun niveau de pouvoir, aucune institution ne peut faire face et s'adapter aux grands changements qui nous attendent."
Un exemple : le programme de vaccination, "une vraie réussite" que l'on doit, selon lui, à l'étroite collaboration entre les autorités publiques, les entreprises, la société civile et les bénévoles.
L'État sera au rendez-vous
Deuxième grand enseignement, "le rôle indispensable de l'État et de la fonction publique". Notamment l'action des services de secours et de soins. Et lorsque le Roi déclare que "tous les moyens seront mis en œuvre pour la reconstruction" à la suite des inondations, il veut dire que l'État, dans toutes ses composantes, sera au rendez-vous – tout comme l'Europe, d'ailleurs.
Dans ses discours, le Roi veut toujours voir l'avenir avec optimisme, souligner les marques d'espoir. Capacité d'adaptation, résilience, créativité, savoir-faire, solidarité, générosité, empathie, courage, décline-t-il. "J'ai confiance en cette capacité que nous avons de rebondir. Si nous avons pu tenir tout au long des difficultés, c'est grâce à un sursaut d'humanité." Ce même sursaut, pense-t-il, qui "nous permettra d'affronter les défis", en particulier "pour notre planète". Comprenez le défi climatique, une préoccupation constante dans ses allocutions.