Ligne téléphonique, reconnaissance du statut de catastrophe naturelle... Ce que la Wallonie met en place pour les communes sinistrées

- Publié le 19-07-2021 à 19h33
- Mis à jour le 20-07-2021 à 10h32

Une réunion du gouvernement wallon s'est tenue en fin de matinée, juste avant le Codeco du jour, pour faire le point sur les diverses procédures administratives, logistiques et financières afin de faire face aux inondations catastrophiques de la semaine dernière. Aucune communication officielle encore - ce devrait être le cas demain en fin d'après-midi - mais les travaux ont avancé "à cadence forcée".
D'abord, il est acquis qu'une ligne téléphonique sera mise à disposition des bourgmestres, pas toujours au fait de toutes les procédures à suivre en pareil cas de figure. "Les demandes de leurs concitoyens affluent et ils ne sont pas toujours formés pour cela", nous dit-on du côté gouvernemental wallon. Ensuite, les discussions se sont poursuivies avec les assureurs. La fédération va mobiliser l'entièreté de ses effectifs pour faire face à la crise, mais beaucoup de questions se posent sur les conditions d'indemnisation, l'accélération des procédures, et le versement d'avances pour faire face à des dépenses urgentes, en principe pour les personnes sinistrées qui ont déploré pour plus de 5 000 euros de dégâts (mais comment le déterminer rapidement ?). "Les discussions avancent mais il y a vraiment beaucoup de points techniques à aborder", nous explique-t-on. Toujours en matière d'indemnisation, la reconnaissance du statut "de catastrophe naturelle" va aussi être accélérée. En principe, ce sont les communes qui doivent introduire leur dossier, mais le gouvernement wallon va sans doute mettre le pied à l'étrier. Sur le plan financier aussi. Des moyens pour la case "urgences indemnisations" devront être trouvés. Ce sera l'un des gros points de discussions.
Combien de communes sinistrées ?
Question : combien de communes pourront-elles bénéficier des aides dues à la reconnaissance du statut d'entité touchée par une catastrophe naturelle ? Là, les avis divergent. D'abord, l'aide de l'IRM pour que les inondations soient reconnues comme "catastrophe naturelle" sera nécessaire, les critères de précipitations (x mm par 24 h) étant très stricts. Pour l'heure, le nombre de communes ayant été placées en état d'alerte s'est monté à 240 mais la liste des communes véritablement touchées varie d'un organisme à un autre : une bonne centaine côté fédéral, entre 160 et 170 côté régional. "La liste doit être effectivement affinée, parce que certaines communes ont été touchées, mais pas toujours dans leur entièreté. Parfois, ce sont juste quelques zones qui ont été touchées. Il faudra qu'on évite les effets d'aubaines." D'autant que les finances publiques ne sont pas au beau fixe. L'activation du fonds de solidarité de l'Union européenne (UE) sera dans ce cadre primordiale, mais c'est le fédéral qui a la main sur les discussions avec les autorités européennes.
Enfin, et c'est évidemment la priorité des priorités, "le gouvernement entérinera demain un certain nombre de dispositifs pour que toutes les personnes sinistrées puissent être logées, nourries et vêtues".