François De Smet, président de Défi, démissionne
Aucun candidat ne s'est encore déclaré pour lui succéder. Mais certains noms circulent…

- Publié le 10-06-2024 à 21h21

François De Smet, président de Défi, n'a pas tourné autour du pot. Ce lundi matin, dès le début du bureau de parti, il a évacué la question de son avenir et annoncé sans détour sa démission de la présidence du parti. Un congrès électif se tiendra dans un délai à déterminer. François De Smet conserve toutes ses attributions jusqu'à la désignation de son successeur, qui pourrait ne pas intervenir tout de suite.
"On a acté sa volonté de partir, mais le délai est loin d'être fixé", pointe une source Défi.
"C'était serein et digne", souligne un autre participant au bureau de Défi.
Les résultats, en effet, ne lui laissaient guère beaucoup d'autres choix que de se retirer. Le parti est passé de 10 à 6 sièges au Parlement bruxellois et de deux à un siège à la Chambre. "Ce ne sont pas les résultats que je souhaitais. Ce n'est pas non plus la soirée que j'espérais, mais en démocratie, l'électeur a toujours raison. C'est clairement une défaite", avait déclaré d'emblée François De Smet ce dimanche soir, depuis le siège du parti.
Plusieurs questions se posent désormais.
La première : Défi doit-il participer au pouvoir ou choisir l'opposition ?
Le bureau, ce lundi, a penché pour la seconde option sans vraiment trancher. Le bureau a en effet acté que le résultat des élections n'invitait pas a priori Défi à se joindre à une majorité. Le parti dit néanmoins rester à la disposition du parti ayant gagné les élections pour discuter de l'avenir de Bruxelles.
La seconde : qui succédera à François De Smet comme président ?
Personne n'est sorti du bois durant le bureau pour se déclarer candidat.
Fabian Maingain, le fils de l'ancien président, pourrait figurer parmi les personnalités désireuses de prendre la tête du parti. "La question de la succession n'est pas une priorité. Il faut se concentrer sur la manière de remettre le parti en ordre de marche en vue des élections communales d'octobre", nous indique Fabian Maingain, élu député bruxellois (2 929 voix) ce dimanche.
Sophie Rohonyi, qui n'est pas parvenue à conserver son siège à la Chambre, reste très populaire en interne. Elle a également des atouts à faire valoir pour imprimer une nouvelle dynamique. La Rhodienne pourrait imprimer au sein du parti une image de renouveau.
Emmanuel De Bock, chef de groupe qui a perdu son siège de député bruxellois, avait également fait part de son ambition de diriger le parti, mais son score (915 voix) de dimanche ne plaide guère en sa faveur…
"Il pourrait y en avoir d'autres", assure une source Défi.
Le parti devra avant tout parvenir à retrouver une dynamique positive avec des inflexions de nature à lui permettre de retrouver une place plus en vue au sein de l'échiquier politique.