Travail, pouvoir d'achat et services publics : le PS, dans son son processus de refondation, opte pour un "retour aux sources"
Le processus se terminera en 2027 par une nouvelle élection à la présidence du parti.

- Publié le 06-09-2025 à 16h50

Depuis mars dernier, le PS a lancé un processus de refondation visant à moderniser son projet, et à redevenir le premier parti de Belgique francophone.
Ce samedi depuis le palais des Congrès de Mons, la deuxième phase de ce processus a été lancée. Les militants, après un vote, ont choisi les cinq grands thèmes que portera le parti pour ces prochaines années. Le travail est arrivé en tête, devant le pouvoir d'achat et les services publics. Le climat et l'enseignement ont également été plébiscités, et sont arrivés devant des thèmes comme l'international, la sécurité, la laïcité ou la lutte contre l'extrême droite, également proposés aux militants.
Un processus participatif suivra, avec une discussion sur l'organisation et les statuts des partis, et une redéfinition des processus de communication.
"Les militants ne nous demandent pas de devenir autre chose (que le PS), mais d'être pleinement nous-même", pointe Paul Magnette, président du PS, qui note une volonté des militants et des citoyens de "retourner aux sources, aux origines".
La question d'un recentrage, ou au contraire d'un virage plus à gauche, n'a pas été posée. À ce stade, il s'agit pour les socialistes d'en revenir aux vieilles recettes, et de se détacher de certains thèmes, que les partis de droite qualifient de "wokistes" ou communautaires (signes convictionnels, laïcité), qui n'ont pas été favorables électoralement au parti.
Au terme de processus, en 2027, une élection à la présidence du parti aura lieu, et Paul Magnette a déjà fait savoir qu'il sera candidat à sa propre succession.