Le nouveau plan de l'Église ignore les victimes de violences sexuelles, selon une association
Le nouveau plan stratégique de l'Église présenté lundi pour lutter contre les violences sexuelles en son sein n'est destiné qu'aux victimes reconnues par la Fondation Dignity, créée par la Conférence des évêques et supérieurs religieux de Belgique, déplore l'association de victimes 'Mensenrechten in de Kerk'.

- Publié le 16-12-2025 à 21h59

"Le plan contient beaucoup de paroles de bonne volonté mais aucune mesure concrète, ni responsabilité claire, ni ligne du temps ou contrôle indépendant", dénonce cette association créée dans les années '90 pour représenter les victimes de violences sexuelles dans l'Église.
'Mensenrechten in de Kerk' n'est toutefois toujours par reconnue par les autorités religieuses du pays. L'organisation, fondée par l'ancien prêtre Rik Devillé, estime que toutes les victimes ont avant tout besoin d'une reconnaissance des violences subies et d'une indemnisation financière équitable. Elle appelle à la fin du "dialogue sélectif".
La nouvelle politique présentée lundi par l'Église prévoit de professionnaliser l'accueil de victimes, de leur proposer - ainsi qu'à leurs proches - des groupes de soutien ainsi que d'offrir un accompagnement spirituel pour les personnes qui le souhaitent. Parmi les mesures introduites figure également l'indexation automatique annuelle des indemnisations versées aux victimes.
Afin de mieux prévenir les violences sexuelles, "tous les collaborateurs et bénévoles suivront une formation obligatoire sur l'intégrité, les limites personnelles, la gestion trauma sensitive et les signes de comportements transgressifs" et de violences, poursuit la fondation. Les catéchistes et adultes qui travaillent au sein de l'Église avec des mineurs devront à l'avenir fournir un extrait de casier judiciaire.
