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Proserpine aux enfers

Rousset dirige une fastueuse version d'un Lully peu connu.

Nicolas Blanmont
Christophe Rousset, à nouveau à la baguette d'une tragédie lyrique de Lully.
Christophe Rousset, à nouveau à la baguette d'une tragédie lyrique de Lully. ©Alexandra Syskova

On sait le Festival musical de Namur traditionnellement dédié à la musique vocale mais, cette année, il propose en plus outre une offre particulièrement abondante pour les amateurs d'opéra : la Proserpine de Lully ouvrait le bal jeudi, Le couronnement de Poppée de Monteverdi devait suivre ce vendredi et, la semaine prochaine, on attend encore Cosi fan tutte de Mozart (le 10) et le très rare Médée et Jason de Salomon (le 12).

Deux décennies

Pour Proserpine, Namur, riche tout à la fois d'un Chœur de Chambre de renommée internationale et d'une salle de concert dont l'acoustique est à ce point précieuse qu'elle est de plus en plus son souvent utilisée pour des enregistrements discographiques, avait attiré celui qui est probablement aujourd'hui le meilleur spécialiste de la musique de Lully : Christophe Rousset, qui s'est lancé depuis deux décennies dans l'enregistrement des tragédies lyriques du grand compositeur d'origine italienne.

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