Bruce Springsteen monte sur scène à Minneapolis pour interpréter son nouveau morceau dénonçant l'ICE et la "terreur d'État"
"Je dédie ceci aux habitants de Minneapolis" a-t-il déclaré ce vendredi soir.

- Publié le 31-01-2026 à 11h52

Bruce Springsteen a sorti un morceau pour dénoncer les pratiques de la police de l'immigration ce mercredi 28 janvier. La chanson, intitulée "Streets of Minneapolis" a rapidement cartonné sur les plateformes. La Maison Blanche y a d'ailleurs réagi, Abigail Jackson, porte-parole de Donald Trump déclarant : "L'administration Trump s'efforce d'encourager les démocrates au niveau des États et des collectivités locales à coopérer avec les agents fédéraux afin d'éloigner de leurs communautés les étrangers en situation irrégulière dangereux et criminels, pas sur des chansons aléatoires aux opinions sans pertinence et aux informations inexactes."
Ce vendredi, c'est à Minneapolis que le chanteur a interprété ce nouveau son rendant hommage aux deux personnes tuées par des agents de la police fédérale. Springsteen a expliqué avoir enregistré le morceau en 24 heures pour répondre à la "terreur d'État" et avoir envoyé sa chanson à Tom Morello de Rage Against The Machine. "Tom se passionne facilement. Je lui ai dit, Tom, qu'en penses-tu ? C'est un peu grandiloquent", a-t-il déclaré sur scène. Le chanteur lui aurait alors répondu : "Bruce, les nuances, c'est merveilleux, mais parfois, il faut leur coller un pain". Celui que l'on surnomme souvent "le boss" a tenu à dédier cette prestation, et cette musique, aux "habitants de Minneapolis, aux habitants du Minnesota et aux habitants de notre beau pays, les États-Unis d'Amérique".
Ce n'est pas la première fois que Bruce Springsteen s'oppose au président américain et à ses pratiques. En mai dernier, le rockeur avait notamment dénoncé l'administration de ce dernier, la jugeant "corrompue, incompétente et traîtresse". Trump avait rétorqué en le traitant de "pruneau desséché". En septembre, il faisait la Une du Time en déclarant : "Je me fiche absolument de ce qu'il pense de moi… Il est la personnification vivante de ce pour quoi le 25e amendement et l'impeachmentont été créés. Si le Congrès avait du courage, il serait relégué aux poubelles de l'Histoire".
