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Assez.

Un édito de Dorian de Meeûs.

Displaced Palestinians receive donated food at a community kitchen in Gaza City, northern Gaza Strip, Tuesday, July 22, 2025. (AP Photo/Jehad Alshrafi)
La crise humanitaire à Gaza soulève nombre d'indignations à travers le monde. ©Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved

Quatre jours après sa diffusion, l'écho du discours du Roi résonne encore… Philippe est loin d'être le seul à élever la voix. Le pape Léon XIV appelle aussi à mettre fin à la "barbarie" de la guerre à Gaza, tout comme 25 pays occidentaux, l'ONU, les ONG humanitaires les plus respectables ou encore les associations de reporters qui voient leurs journalistes mourir faute de nourriture, tout comme la population gazaouie. Tous s'accordent pour que cessent le blocus humanitaire et les frappes israéliennes qui plongent la bande de Gaza dans un chaos sans précédent. Assez. Le mot revient comme une supplique. Mais ces cris semblent étouffés par le bruit des bombes, écrasés sous l'amas des ruines. Les appels à la raison se multiplient, en vain. Dans ce conflit qui déchire deux peuples que tout semble opposer, il est devenu impossible d'intervenir sans être soupçonné de prendre parti pour une cause, et donc forcément, contre l'autre. Chaque mot, chaque geste et même chaque silence sont interprétés, détournés.

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