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Ces spécialistes du tacle sur le rival

Comme dans la vie, les familles politiques qui se déchirent font la joie des caquetages et commérages. Il faut que cela cogne, que les portes claquent, que les voix s'emportent.

Didier Reynders et Charles Michel en février 2019
Didier Reynders et Charles Michel en février 2019 ©Photo : Belga / Logo : Raphaël Batista

Une "humeur de campagne" de Francis Van de Woestyne.

L'entente fait rarement recette sur le plan médiatique. Lorsqu'un gouvernement travaille discrètement, sereinement, dans le respect des sensibilités de chacune de ses composantes, on juge qu'il est inerte ou assoupi. Il faut que cela cogne, que les portes claquent, que les voix s'emportent : c'est à cela, souvent, qu'est jugée l'action d'un gouvernement.

Dans les partis politiques, c'est pareil. Le calme est rarement mis au crédit d'un président. Parcimonieux dans les médias ? Il ou elle n'a pas de vision, pas d'ambition, pas de charisme. Prudent ? On le dit absent. Il préfère la réflexion au jugement hâtif ? On le considère inapte à montrer son originalité ou sa différence. Un jour sans poster une photo sur Facebook, un post sur X ? Est-il malade, dépressif, assoupi, en fin de parcours ? On spécule : qui va le ou la remplacer ?

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