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CRM : Le pari osé de Tinne Van der Straeten

Le CRM belge est très particulier par rapport à ce qui a été mis en place dans d'autres pays européens.

La ministre de l’Énergie Tinne Van der Straeten (Groen).
La ministre de l’Énergie Tinne Van der Straeten (Groen). ©Belga Image

Tous les acteurs du secteur s'accordent à le dire : le CRM belge est très particulier par rapport à ce qui a été mis en place dans d'autres pays européens. Ainsi, il accorde une place importante à l'enchère d'octobre 2024, une année seulement avant la sortie du nucléaire. Au contraire, le volume mis aux enchères en octobre 2021 est limité, comparativement aux autres CRM mis en place en Europe. Comment expliquer cette décision de Tinne Van der Straeten (Groen), la ministre de l'Énergie ? Il faut savoir que les projets de nouvelles centrales au gaz participeront uniquement à l'enchère de 2021. En effet, plus de trois ans sont nécessaires pour construire une nouvelle centrale. L'enchère de 2024 arrivera donc trop tard pour les unités au gaz. En limitant l'importance de l'enchère de 2021, Tinne Van der Straeten a probablement voulu limiter l'importance du gaz dans notre "mix" électrique, ainsi que réduire le coût du CRM.

Deux ou trois centrales au gaz

Le secteur estime d'ailleurs que deux ou trois centrales au gaz seulement remplaceront nos sept centrales nucléaires. En simplifiant très fortement, on remplace donc 6 000 MW de nucléaire par 2 300 MW de centrales au gaz.

Sera-ce suffisant pour assurer notre sécurité d'approvisionnement ? En réalité, le déficit devra être comblé lors de l'enchère de 2024. Et vu le délai d'un an qu'il restera avant la sortie complète du nucléaire, ce sont principalement des batteries et de la gestion de la demande qui participeront à cette enchère d'ajustement.

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