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Le Qatar prêt à livrer plus de gaz aux Européens... mais pas tout de suite

Premier producteur mondial de gaz liquéfié, il est fort courtisé.

Christophe Lamfalussy (à Doha)
Les gratte-ciel de Doha sont couverts de gigantesques photos de footballeurs.
Les gratte-ciel de Doha sont couverts de gigantesques photos de footballeurs. ©D.R.

Adossé à la troisième réserve de gaz naturel, offshore, dans le monde, le Qatar est assis dans un fauteuil de velours ces temps-ci. Sa place de premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié (LNG) lui assure une rente phénoménale. Son surplus budgétaire s'établissait au premier semestre à 12,8 milliards de dollars.

Pourtant, face à des Européens aux abois, l'émirat n'a pas la possibilité technique de fournir à court terme plus de gaz à l'Europe ; il ne pourra le faire qu'en 2026 avec l'expansion de ses forages dans le gisement North Field/South Pars qu'il partage avec l'Iran. "Ce n'est pas comme avec le pétrole. Vous ne pouvez pas ouvrir et fermer le robinet. Tous nos méthaniers et notre logistique sont basés sur une production annuelle de 77 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié", indique-t-on de source qatarie.

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