La Belgique a déjà dépensé 6,75 milliards en 2022 pour faire face à la crise de l'énergie et la guerre en Ukraine
Des mesures énergies sont attendues mais la Vivaldi se serre la ceinture.

- Publié le 19-09-2022 à 09h07
- Mis à jour le 23-09-2022 à 10h21

On le sait, la Vivaldi est en plein exercice budgétaire. Et elle est près de ses sous, le déficit étant à des sommets. Pour preuve, les 400 euros qui seront versés aux ménages pour leur gaz et leur électricité ne le sont que pour les mois de novembre et décembre. On ne sait d'ailleurs pas encore grand-chose des modalités pratiques, si ce n'est que ce montant sera versé avant la fin décembre et que cela se fera via une réduction sur la facture d'énergie. Idem pour le chèque mazout de 225 à 300 euros : c'est une mesure pour ce deuxième semestre, point. Bref, les experts des cabinets ministériels fonctionnels sont à l'œuvre dès ce lundi pour les détails pratiques. Sur le plan budgétaire, le tableau est un peu plus clair. La Banque nationale vient de recenser les mesures prises pour faire face à la crise énergétique, "qui exercent une influence supplémentaire sur les finances publiques".
Un compteur qui ne va pas s'arrêter là
La BNB les a regroupées en trois types de mesures. Les mesures destinées à faire baisser le coût de l'énergie, d'abord. On y trouve la réduction de la TVA sur l'électricité, sur le gaz, la réduction des accises sur l'essence et le diesel, etc. (voir tableau). Il y en a pour 3,8 milliards d'euros. Il y a ensuite les mesures destinées à faire baisser la consommation d'énergie fossile (38 millions d'euros…) et les mesures directement liées à la guerre en Ukraine (1,28 milliard).

Soit au total 5,122 milliards d'euros pour le Fédéral. Les Régions, elles, ont pris 664 millions de dépenses à leur charge, essentiellement pour la crise des réfugiés. Soit 5,786 milliards. Précisons ici qu'il ne s'agit, et c'est important, que des mesures qui ont un impact sur le solde budgétaire. Certaines dépenses "exceptionnelles" n'y sont pas comptabilisées. Pour avoir une bonne vue des comptes, il faut également rajouter les décisions prises vendredi dernier. Toutes n'ont pas encore été chiffrées, mais on sera au bas mot à 1 milliard d'euros dans la colonne des dépenses, étant entendu que des mesures compensatoires vont aussi être prises. Mais sur le plan budgétaire, pour 2022, le compteur est donc déjà à environ 6,75 milliards d'euros. Un compteur qui ne va pas s'arrêter là, certaines mesures ayant déjà été prolongées jusqu'à mars 2023.