C'est une petite révolution : à partir de septembre, l'UWE et les Chambres de Commerce et d'Industrie ne feront plus qu'un
C'est sous la bannière AKT que les institutions parleront à partir de septembre d'une seule et même voix. Un message aussi adressé au monde politique, à quelques semaines maintenant des élections.

- Publié le 23-04-2024 à 19h59
C'est une petite révolution au sud du pays. L'Union wallonne des Entreprises (UWE) et les 5 Chambres de Commerce et d'industrie (CCI) wallonnes (Brabant wallon, Hainaut, Liège-Verviers-Namur, Luxembourg belge et Wallonie picarde) ont publié les bans ce mardi. À partir de septembre – la date reste encore à définir – elles feront cause commune derrière une nouvelle bannière : AKT. "AKT, c'est un nom et pas un acronyme. Il est court, efficace et témoigne de notre volonté d'agir", résume Corinne Bodart, directrice de la communication de l'UWE. Phonétiquement, ce nouveau nom renvoie évidemment au mot "acte" et donc à l'idée d'agir et d'entreprendre. "Plus qu'un nom, cette nouvelle identité sonne comme un engagement : celui d'entreprendre ensemble, pour une société prospère et durable", souligne l'Union wallonne des Entreprises et ces 5 CCI dans un communiqué commun envoyé mardi en soirée.
Dimension régionale, ancrage local
En s'alliant – une idée qui était dans l'air depuis plus de vingt ans – l'UWE et les CCI, qui défendent les intérêts des entreprises en Wallonie, ont l'ambition d'allier la dimension régionale de l'une avec l'ancrage local des autres. Avec un objectif commun : moderniser leur communication mais surtout mieux faire entendre la voix des entreprises et des entrepreneurs, notamment auprès du monde politique. Un enjeu essentiel dans les années à venir alors que l'entrepreneuriat wallon reste globalement à la traîne en Wallonie par rapport au nord du pays et que les finances publiques sont au plus mal. "Ensemble, nous voulons avoir plus d'impact", confirment d'une même voix Philippe Barras, président CCI Wallonie, et Pierre Mottet, président de l'UWE, dans ce communiqué. "En unissant nos voix et nos complémentarités, nous pouvons construire un avenir où chaque acteur économique peut réaliser son plein potentiel. Car nous croyons fermement que lorsque les entreprises créent, innovent et se développent, c'est toute la société qui en bénéficie", poursuivent-ils.
Oui, si on veut que la Wallonie prenne son destin en main, il faut sortir des clivages et des silos, avoir de l'audace et de l'ambition et surtout le courage d'avancer ensemble. Il suffit de le décider. Nous l'avons décidé."
Ce n'est évidemment pas un hasard si cette annonce intervient à quelques semaines maintenant d'un scrutin fédéral et régional particulièrement important. En adressant un message d'unité, le monde patronal entend sans doute montrer la voie à suivre aux politiques, dont l'action est souvent parasitée par la défense d'intérêts partisans mais aussi de courants sous-régionalistes. "À quelques semaines des élections, il était important d'annoncer cette union : nous faisons ce que nous demandons ! Oui, si on veut que la Wallonie prenne son destin en main, il faut sortir des clivages et des silos, avoir de l'audace et de l'ambition et surtout le courage d'avancer ensemble. Il suffit de le décider. Nous l'avons décidé", a encore expliqué Pierre Mottet.
Concrètement, les futurs mariés ont déjà signé "une charte commune, mis en place une structure et une gouvernance". "Et dans les prochaines semaines, nous modifierons nos statuts", précise encore le communiqué. Le rendez-vous est donc fixé à en septembre pour le déploiement de la nouvelle identité et les premières actions communes.