La Chine refuse d'arrêter le survol de l'espace aérien russe : "Cela pourrait allonger les vols de 3 heures"
Les compagnies aériennes chinoises ont réagi aux menaces de Donald Trump sur l'interdiction du survol de l'espace aérien russe.

- Publié le 15-10-2025 à 14h23
- Mis à jour le 15-10-2025 à 17h51

Nouvelles tensions entre Washington et Pékin. La semaine dernière, le département américain des Transports avait annoncé son intention d'interdire aux compagnies aériennes chinoises le survol de l'espace aérien russe, qu'elles empruntent actuellement pour les vols à destination et en provenance des États-Unis. L'administration Trump estimait que cette situation avantageait la Chine car les compagnies pouvaient alors bénéficier de vols moins longs et donc d'une réduction de la consommation de carburant, ce qui diminuait les coûts des billets d'avion chinois. Une situation que Washington trouvait inéquitable pour les compagnies américaines.
Les États-Unis avaient alors donné deux jours aux entreprises chinoises pour répondre, faute de quoi la mesure entrerait en vigueur dès le mois de novembre. Si les entreprises n'ont pas réagi dans le délai imparti, elles ont finalement répondu en manifestant leur opposition au projet. Reste à voir si l'administration Trump tiendra compte des réactions un peu tardives ou si elle maintiendra sa décision.
Des vols rallongés de 3 heures
Selon les informations de Reuters, les compagnies aériennes chinoises se sont donc manifestées pour montrer le mécontentement envers ce nouveau projet. Les compagnies chinoises préviennent que cette interdiction pourrait rallonger de deux à trois heures le temps de vol sur certains trajets, ce qui augmentera donc les risques de correspondances manquées, contribuera à une plus grande consommation de carburant et augmentera les tarifs aériens.
Elles alertent également que les conséquences pour les passagers, chinois comme américains : plus de 2800 passagers seront impactés par cette décision durant la haute saison et les fêtes de fin d'année.
De son côté, la compagnie United Airlines a demandé à l'administration Trump d'étendre les restrictions à d'autres compagnies, notamment Cathay Pacific, basée à Hong Kong, ainsi que toutes les compagnies hongkongaises qui ne sont, pour l'instant, pas concernées par ces sanctions et qui peuvent donc continuer de survoler la Russie.
L'association Airlines for America, qui représente également plusieurs entreprises américaines, a salué la décision du Département des Transports américains mais appelle désormais à une égalité stricte dans le nombre de vols autorisés entre les compagnies chinoises et américaines.