Washington ouvre la porte au pétrole iranien, mais Téhéran dément disposer d'un stock
Les États-Unis ont autorisé la vente et la livraison de pétrole iranien déjà stocké sur des navires avant le 20 mars, dans l'espoir de limiter la flambée des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient.

- Publié le 21-03-2026 à 07h59
- Mis à jour le 21-03-2026 à 08h11

Les États-Unis ont autorisé vendredi la vente et la livraison de pétrole et dérivés de pétrole iraniens qui se trouvaient sur des navires avant le 20 mars, dans l'espoir d'endiguer la flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient. La mesure restera en vigueur jusqu'au 19 avril.
Le ministre américain des Finances Scott Bessent avait indiqué jeudi que les États-Unis envisageaient d'assouplir les sanctions contre l'Iran, pour permettre ces transactions. Il avait précisé que cette détente s'appliquerait uniquement au pétrole iranien déjà stocké en mer sur des navires.
"L'Iran n'a en réalité plus de surplus"
Toutefois, Téhéran a affirmé vendredi ne disposer d'aucun surplus de pétrole brut en mer. "Actuellement, l'Iran n'a en réalité plus de surplus de brut en mer ou pour approvisionner les marchés internationaux, et les propos du secrétaire américain au Trésor visent uniquement à donner de l'espoir aux acheteurs", a publié sur le réseau social X le porte-parole du ministère iranien du Pétrole, Saman Ghoddoosi.
Le blocage du détroit d'Ormuz, par où circule d'ordinaire 20% du brut et du gaz mondiaux, et les nombreuses attaques sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient ont fait bondir les cours du pétrole. Ces derniers ont terminé vendredi en hausse, restant toutefois sous le seuil des 120 dollars le baril, tutoyé à plusieurs reprises depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre la République islamique le 28 février.
Les prix du pétrole flambent depuis le début du conflit
Le baril de Brent de la mer du Nord a gagné 3,26% à 112,19 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), traditionnellement moins cher, a avancé de 2,27% à 98,32 dollars. Le 27 février, veille de l'attaque israélo-américain, le Brent de la mer du Nord avait terminé à 72,48 dollars et le WTI à 67,02 dollars.