Fin du fact-checking chez Meta: Maria Ressa met en garde contre "une époque extrêmement dangereuse"

La journaliste philippine et prix Nobel de la paix Maria Ressa a mis en garde mercredi contre une "époque extrêmement dangereuse" pour le journalisme après la décision de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) de cesser ses opérations de fact-checking aux Etats-Unis.

(FILES) Mark Zuckerberg, CEO of Meta, listens as he testifies during the US Senate Judiciary Committee hearing, "Big Tech and the Online Child Sexual Exploitation Crisis," in Washington, DC, on January 31, 2024. Social media giant Meta announced on January 7, 2025, a significant rollback of its content moderation policies, including the termination of its third-party fact-checking program in the United States. "We're going to get rid of fact-checkers and replace them with community notes similar to X (formerly Twitter), starting in the US," Meta Founder and CEO Mark Zuckerberg said in a post on social media. (Photo by ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)
Fin du fact-checking chez Meta: Maria Ressa met en garde contre "une époque extrêmement dangereuse" ©AFP or licensors

"Mark Zuckerberg dit que c'est pour des questions de liberté d'expression. C'est complètement faux", a déclaré Mme Ressa dans un entretien à l'AFP, redoutant "une époque extrêmement dangereuse à l'avenir" pour le journalisme.

"Ce n'est que si vous êtes motivé par le profit que vous pouvez prétendre cela, que si vous voulez du pouvoir et de l'argent que vous pouvez prétendre cela. Il est question ici de sécurité", a-t-elle ajouté.

Meta a annoncé mardi qu'il mettait fin à son programme de fact-checking aux Etats-Unis pour le remplacer par un système de notes de contexte, semblable à celui qu'utilise X.

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