Travailleur soupçonné du vol de "trois vieilles grilles" licencié : fin de la grève dans les deux usines sidérurgiques liégeoises

Ces jeudi et vendredi, le personnel des usines de galvanisation 4 et 5 situées à Flémalle ont observé une grève en front commun syndical, en soutien à un travailleur qui a été licencié, apprend-on vendredi de source syndicale. Le mouvement social a pris fin alors qu'une "solution financière pour le travailleur licencié" a été trouvé.

I.L.

Ces jeudi et vendredi, le personnel des usines de galvanisation 4 et 5 situées à Flémalle ont observé une grève en front commun syndical, en soutien à un travailleur qui a été licencié. Le mouvement social a pris fin alors qu'une "solution financière pour le travailleur licencié" a été trouvé, a-t-on appris de source syndicale

Cette personne est soupçonnée de plusieurs vols de matériaux, dont des barres de cuivre venant de son lieu de travail. Une perquisition a eu lieu à son domicile et on y a trouvé "trois vieilles grilles en inox", nous dit-on. Ces grilles auraient été emportées par le travailleur il y a deux ans, avec l'accord de son employeur, affirme-t-il. Le problème, c'est qu'aucun bon de sortie des grilles n'a été réalisé.

La police a conseillé à l'ouvrier de rapporter les grilles à l'usine, ce qu'il a fait mais il y a eu un contrôle à l'entrée. Les grilles ont été trouvées en sa possession et la direction lui a signifié son licenciement, considérant qu'il y avait eu vol.

Le syndicat du travailleur a demandé à la direction de revenir sur sa décision mais elle s'est montré inflexible. Une assemblée du personnel a été organisée jeudi, à l'issue de laquelle les travailleurs ont décidé de partir en grève.

En grève toute la journée du vendredi également, le mouvement social a pris fin, tard dans la journée, alors qu'une "solution financière a été trouvée pour le travailleur licencié", indiquait à La Libre une source syndicale.

L'usine a changé de mains depuis le vol présumé il y a deux ans puisqu'ArcelorMittal, alors propriétaire, l'a vendue au groupe britannique Liberty House le 30 juin. Liberty fait donc face à son tout premier arrêt de travail dans le bassin sidérurgique liégeois.

Envie d'une nouvelle voiture ?

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...