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"Runway" et objectifs

Quand on est dans le milieu des start-up tech, on finit par adopter un jargon souvent truffé d'anglicismes, où l'on se comprend "entre nous" mais qui peut sembler obscur vu de l'extérieur.

Roald Sieberath
"Runway" et objectifs
©D.R.

LIBRE ECO WEEK-END | CO-ENTREPRENEUR CAFE #35

Quand on est dans le milieu des start-up tech, on finit par adopter un jargon souvent truffé d'anglicismes, où l'on se comprend "entre nous" mais qui peut sembler obscur vu de l'extérieur.

– Chronique signée Roald Sieberath, Multi-entrepreneur, coach de start-up et venture partner pour LeanSquare, directeur de AI Black Belt, professeur invité à l'UCL et à l'UNamur.

Une des obsessions fréquentes de l'entrepreneur, c'est de "lever". Cela sous-entend des capitaux, bien entendu. L'appréciation des paramètres de cette levée de fonds varie grandement entre entrepreneurs, investisseurs. Ainsi, la durée du processus : l'entrepreneur (débutant) souhaiterait que ça puisse se faire en quelques semaines ; celui qui connaît la musique sait que ça va prendre six voire neuf mois.

Ensuite, les attentes quant à la valorisation : c'est-à-dire la valeur implicite donnée à l'entreprise qui va dicter quel pourcentage on en lâche, en échange de quelle participation financière. Il y a là au départ quelque chose d'un peu magique : un mois après avoir été créée avec 20 000 euros, une sprl peut valoir un demi-million, simplement parce qu'un code et qu'un plan particulièrement habile y ont contribué. Mais pour l'entrepreneur, cette "valo" n'est jamais assez haute : il rêve de lever des montants plus importants, en lâchant encore le moins d'actions possible. L'investisseur aura a priori la tendance inverse, et ceci mène à négociation.

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