Ce que certaines banques belges s'apprêtent à lancer comme offre liée aux cryptos
C'est KBC qui affiche les projets les plus concrets alors que BNP Paribas n'envisage aucune initiative "pour l'instant".

- Publié le 23-08-2025 à 15h02

Les grandes banques belges vont-elles, à l'instar d'un grand nombre d'institutions américaines, répondre aux chants des sirènes et offrir des produits liés cryptos ? Et cela afin de capter la demande grandissante des clients, surtout dans la jeune génération. À ce stade, la prudence est de rigueur dans le secteur même si quelques initiatives devraient être prises dans les prochains mois.
Des quatre grandes banques, KBC est celle qui a les projets les plus concrets, lesquels visent à mettre des crypto-actifs à disposition via sa plateforme d'investissement Bolero. "Une analyse est actuellement en cours afin d'obtenir, à l'automne, une reconnaissance en tant que prestataire de services sur actifs numériques (CASP). Les investisseurs particuliers pourraient ainsi avoir la possibilité d'investir directement dans le bitcoin et l'ether, dans un cadre familier, avec une attention particulière portée à l'éducation, à la sécurité et au respect de la réglementation", nous explique le service de presse.
Exposition indirecte
À la présentation des résultats semestriels fin juillet, Peter Adams, le CEO d'ING laissait entendre que des annonces pourraient être faites d'ici quelque temps. "Nous évaluons actuellement plusieurs initiatives concrètes. L'un des développements les plus rassurants est l'émergence de produits financiers plus réglementés, tels que les ETF (fonds liés à des indices, NdlR) et ETP (Exchange Traded Product) crypto. Ces instruments cotés en bourse offrent une exposition indirecte aux principales cryptomonnaies comme le bitcoin et l'ethereum. Ils sont réglementés et négociés sur des marchés traditionnels, ce qui ajoute une couche de sécurité et de supervision", nous précise le service de presse.
Du côté de Belfius, on dit "suivre de très près les évolutions en matière de crypto-actifs. Au sein de notre plateforme Re = Bel, nous examinons actuellement les possibilités de répondre à ces développements".
C'est du côté de BNP Paribas qu'on se montre le plus réticent à se jeter à l'eau. "Pour l'instant, BNP Paribas Fortis n'a aucune nouvelle à annoncer concernant l'offre de services liés aux actifs virtuels", se contente d'expliquer le service de presse.
Cette approche prudente se retrouve aussi dans le camp des nombreuses banques privées. "Nous n'incluons pas le bitcoin dans nos portefeuilles discrétionnaires et nos allocations recommandées pour de nombreuses raisons, l'une d'elles étant qu'il modifie considérablement les équilibres de volatilité/risque", souligne Nannette Hechler-Fayd'herbe, cheffe stratégiste à la banque suisse Lombard Odier.
