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Starlink en Russie : le réseau censé être coupé continue d'alimenter la flotte fantôme russe

Alors que Starlink était censé être bloqué en Russie depuis février, certains navires de la flotte fantôme continuent de l'utiliser pour communiquer et contourner les sanctions.

(FILES) This aerial picture taken on October 1, 2025 off the coast of the western France port of Saint-Nazaire shows the tanker Boracay from Russia's so-called "shadow fleet" suspected of being involved in drone flights over Denmark which sailed off the Danish coast between September 22 and 25, with a boat of the French Navy in the background. The Chinese captain of the Boracay, a tanker from the Russian shadow fleet that was seized in September by the French navy off the coast of Brittany, was sentenced on March 30, 2026 to one year in prison by the Brest criminal court for "failing to comply with orders."
Chen Zhangjie, 39, who was not present when the judgment was delivered, was also fined 150,000 euros. The court issued an arrest warrant against him.
Named the Pushpa or Boracay, the Benin-flagged vessel, which is blacklisted by the European Union for being part of Russia's sanction-busting "shadow fleet", has been immobilised for several days off the French coast. (Photo by Damien MEYER / AFP)
Certains navires de la flotte fantôme russe parviennent à communiquer via l’outil Starlink. ©AFP or licensors

La saga Starlink continue en Russie. Alors que le réseau du milliardaire Elon Musk était censé ne plus fonctionner en Russie depuis début février, il apparaît que certains navires de la flotte fantôme russe (pétroliers opérant sous le radar pour contourner les sanctions occidentales et continuer à vendre du pétrole à prix réduit), parviennent malgré tout à communiquer via l'outil Starlink. C'est en tout cas ce que rapporte une enquête du média ukrainien Kyiv Independent, qui a pu récupérer des informations grâce à plusieurs marins ukrainiens qui ont témoigné avoir participé, à leur insu, à des opérations sur ces flottes fantôme du Kremlin. Ces marins ont affirmé ignorer que ces navires étaient soumis à des sanctions et ont expliqué avoir été recrutés par un simple appel provenant d'un numéro britannique.

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