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Comment le Canal de Bruxelles est passé de frontière à zone d'attractivité

Cela fait plus de trente ans que l'architecte Olivier Bastin pratique les abords du Canal, qu'il ne voit plus comme une frontière.

"Désormais, il est plutôt à voir comme une attractivité. La barrière qu’il était n’est plus", note Olivier Bastin, de la coopérative d’architectes L’Escaut.
"Désormais, le Canal est plutôt à voir comme une attractivité. La barrière qu’il était n’est plus", note Olivier Bastin, de la coopérative d’architectes L’Escaut. ©GUILLAUME JC

Libre Immo | Le dossier

Le canal barrière. Le canal frontière, psychologique autant que sociologique. Le Canal dit de Willebroek ou de Bruxelles, que l'on associe erronément à la seule commune de Molenbeek-Saint-Jean alors qu'il traverse aussi Anderlecht et Bruxelles-Ville, bordant également ses prolongations que sont Laeken et Neder-over-Hembeek.

Cette voie d'eau que d'aucuns apprécient dans d'autres villes - on pense à la Seine comme au canal Saint-Martin à Paris, à la Tamise ou au Regent's Canal à Londres, au réseau de cours d'eau d'Amsterdam… - a longtemps été honnie à Bruxelles. Mais les choses ont commencé à changer il y a une vingtaine d'années quand de jeunes ménages d'Ixelles, Watermael-Boitsfort, Auderghem ou Uccle l'ont franchi en direction des villages du nord (Jette, Ganshoren…) où les maisons étaient à un prix plus abordable. Quand de jeunes professionnels se sont installés à Molenbeek-Saint-Jean, pour de mêmes enjeux immobiliers, s'offrant parfois un loft dans la foulée. Quand la KBC et la Communauté française se sont posées sur les quais. Quand Tour&Taxis a entamé sa rénovation.

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