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Réforme fiscale: un nouveau psychodrame au sein du gouvernement De Croo

(Nouveau) gros moment de tension au sein de la Vivaldi sur la réforme fiscale. Le MR veut claquer la porte. PS et Écolo refilent le valet noir aux libéraux francophones. Le Premier ministre y croit encore. Silence radio à l'Open VLD et au CD&V, qui voit ses rêves de trophée s'envoler…

Le Premier ministre Alexander De Croo (au centre), le vice-Premier ministre et ministre de l'Economie et du Travail Pierre-Yves Dermagne (à gauche) et le ministre de l'Agriculture et des PME David Clarinval (à droite).
Le Premier ministre Alexander De Croo (au centre), le vice-Premier ministre et ministre de l'Economie et du Travail Pierre-Yves Dermagne (à gauche) et le ministre de l'Agriculture et des PME David Clarinval (à droite). ©Belga Image

"Les libéraux attendent juste le retour de la N-VA pour mettre en œuvre leur calendrier socio-économique. Je ne pense pas qu'ils reviendront à la table des discussions sur la réforme fiscale. C'est une opportunité manquée, lance George Gilkinet, vice-Premier ministre Écolo. Je ne dis pas que tout ce qui était sur la table nous plaisait, mais il y avait matière à faire un geste pour les bas et moyens salaires."

Discussions dans tous les sens

"Nous, on n'y voit plus clair. Il n'y a plus de tableau budgétaire global, et depuis samedi, il n'y a plus que des réunions bilatérales, des échanges via WhatsApp, Teams, … ça part dans tous les sens. Le message et la méthode, ça ne va plus", lance une source libérale. Ce qui explique sans doute pourquoi le MR a officiellement annoncé, ce lundi après un Conseil du parti, son souhait de "reporter la discussion sur la réforme fiscale au moment des travaux budgétaires, soit en septembre-octobre". Comme David Clarinval l'avait suggérée dans nos colonnes ce samedi. Pour le MR, les dernières propositions mises sur la table ne constituent pas "une base équilibrée de négociation et ne permettent pas le redémarrage de discussions en séance plénière". Selon les libéraux francophones, "il n'est pas question de se faire mal deux fois. Lors de la conception du budget 2024, dès la rentrée de septembre, on sait qu'il va falloir réaliser à nouveau des économies, il nous semblerait logique de grouper les discussions à tête reposée", nous explique-t-on au cabinet du vice-Premier libéral David Clarinval.

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