Voici les taux des nouveaux bons d'État
Le nouveau bon d'État à un an proposera un taux de 2,75 % brut. Celui à 10 ans proposera un taux à 2,80 %. Les taux nets sont donc moins intéressants que par le passé.


- Publié le 03-09-2024 à 10h04
- Mis à jour le 03-09-2024 à 16h10

Deux nouveaux bons d'État seront émis ce jeudi. Un à un an, avec un taux dévoilé ce mardi à 2,75 % brut (soit 1,93 % net), et un autre à 10 ans, avec un taux à 2,80 % brut (soit 1,96 % net, payable annuellement). Ils seront émis au lendemain du remboursement du bon d'État à un an émis en septembre 2023, qui proposait un taux brut de 3,30 % et un taux net de 2,81 %.
Pour rappel, le bon d'État à un an de septembre 2023 bénéficiait d'un précompte mobilier exceptionnellement réduit à 15 % (au lieu de 30 %, donc fiscalement intéressant), dans le but de bousculer les banques qui rechignaient à remonter leurs taux, malgré la forte inflation.
Concurrence des banques
Le nouveau bon d'État à un an est donc moins intéressant, sans être dénué d'intérêt, et se confrontera à la concurrence des banques qui proposent actuellement des taux nets relativement avantageux sur leurs comptes à terme, tentant de récupérer les 22 milliards d'euros qui s'étaient envolés de leurs bilans à cause du bon d'État de septembre 2023.
Ces bons permettront donc probablement aux épargnants de diversifier leurs placements, mais sans être les produits les plus compétitifs. La période de souscription va du jeudi 5 septembre au 12 septembre (avec réception des fonds jusqu'au 13 septembre).
Concurrence de "façade", selon Testachats
L'association de consommateurs Testachats a pour sa part rappelé que "la concurrence entre les banques n'est que façade", peu après l'annonce faite par l'Agence de la Dette.
"La campagne des bons d'État est à nouveau lancée. Mais contrairement aux apparences, Testachats constate qu'elle a en réalité peu d'effet sur la concurrence entre banques", estimant que les épargnants sont mal lotis.
Notons tout de même que l'État a moins d'intérêt à stimuler la concurrence aujourd'hui comme il l'a fait par le passé (et avec des effets constatés) et que les banques ont été poussées à agir. Reste à voir pour combien de temps.
"On voit fleurir, depuis le mois de juin, de nombreuses promotions sur les comptes à terme et les bons de caisse qui viennent concurrencer directement les nouveaux bons d'État. Même les grandes banques, habituellement moins enclines à rémunérer correctement l'épargne de leurs clients, veillent à se trouver en tête du classement des banques les plus généreuses. ING et Belfius proposent ainsi un taux de 2,66 % net sur leurs comptes à terme à 1 an, un taux supérieur aux conditions du marché", commente encore Testachats.
"Signe que le bon d'État a enfin ravivé la concurrence entre les banques ? En 2023, les banques tardaient à relever les taux des comptes d'épargne alors qu'elles pouvaient elles-mêmes reprêter une partie de cet argent à la Banque centrale européenne (BCE) à un taux de 4 %", rappelle l'association plus cyniquement, rappelant des pistes plus intéressantes, selon elle, pour les épargnants, comme "la portabilité du numéro de compte, la fusion de la prime de fidélité et du taux de base sur les comptes d'épargne", termine l'association.