Les marchés scrutent l'évolution politique en Syrie de près après la chute de Bachar al-Assad
Les Bourses européennes ont débuté la semaine avec une légère hausse, mais elles restent attentives à la situation en Syrie après la chute du président Bachar al-Assad.
- Publié le 09-12-2024 à 09h40
- Mis à jour le 09-12-2024 à 10h26

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse lundi, soutenues par l'engagement de la Chine à poursuivre la relance du pays, évoquant même une politique fiscale plus interventionniste et une politique monétaire plus souple.
Alors que le contrat à terme de la Bourse de Paris laissait présager d'une ouverture stable, ces annonces ont poussé l'indice vedette parisien en hausse de 0,79 % dans les premiers échanges. Ailleurs, Francfort prenait 0,13 % et Londres 0,38 %.
À Bruxelles, le BEL20 gagnait 0,15 % dans les premiers échanges, à 4 249,16 points. Umicore était en tête des hausses parmi les valeurs de l'indice, avec 2,03 %. Suivi de Syensqo, qui gagne 1,53 %. Du côté des pertes, D'Ieteren perdait 2,42 %.
Un œil sur la Syrie
L'agenda des marchés devrait rester relativement calme en début de semaine avant de se tourner mercredi vers "l'inflation américaine de novembre (CPI), qui devrait animer les indices", commente John Plassard, spécialiste de l'investissement pour Mirabaud. "Jeudi, c'est bien évidemment la BCE qui sera au centre de l'attention", a-t-il poursuivi, l'institution monétaire européenne devant annoncer sa prochaine décision en matière de taux.
Le marché estime que la BCE devrait "annoncer une baisse des taux de 25 points de base, bien que certains investisseurs sont convaincus qu'elle pourrait aller plus loin", rapporte Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.
Les investisseurs seront aussi attentifs aux évolutions politiques en Syrie, après la chute du président Bachar al-Assad au cours du week-end, chassé par une offensive des rebelles islamistes. Bachar al-Assad, qui a dirigé d'une main de fer la Syrie pendant 24 ans, dont près de 14 ans de guerre, se trouve avec sa famille à Moscou, selon les agences de presse russes.
Il s'agit de l'offensive la plus spectaculaire depuis le début de la guerre civile, déclenchée en 2011 après la répression sanglante de manifestations pro-démocratie et qui a fait plus de 500.000 morts.
Du côté des marchés pétroliers, les investisseurs estiment qu'il est peu probable que ces événements "inversent la tendance baissière du pétrole", estime Ipek Ozkardeskaya. "Bien que l'incertitude syrienne puisse temporairement affecter les exportations de pétrole, le pays exporte moins de 100.000 barils par jour, en baisse par rapport aux 600.000 barils exportés en 2011", a-t-elle détaillé.
