Une guerre des nerfs entre Donald Trump et l'Europe, mais les marchés restent zen
Les nouvelles menaces douanières de Donald Trump n'ont pas fait trembler les marchés européens, qui restent dans l'attente d'un compromis.
- Publié le 14-07-2025 à 18h45

Les marchés boursiers européens ont terminé sans élan lundi, freinés par les dernières menaces douanières du président américain Donald Trump qui ont visé samedi l'Union européenne et le Mexique.
Paris a perdu 0,27 % et Francfort 0,39 %. Milan a gagné 0,27 %. Épargnée par ces annonces grâce à l'accord commercial déjà existant entre le Royaume-Uni et les États-Unis, la Bourse de Londres a connu une hausse plus marquée, prenant 0,64 %.
Du côté de Bruxelles, le Bel20 obtenait 0,19 %, pour atteindre 4 527,71 points. Du côté des gains, Lotus Bakeries et Elia se distinguaient, avec une hausse respective de 2,19 % et 2,08 %. Concernant les pertes, Syensqo et Solvay lâchaient 2,19 % et 2 %.
Des investisseurs "résilients"
Donald Trump a annoncé samedi l'imposition à partir du 1er août de droits de douane de 30 % pour les produits de l'UE et du Mexique exportés aux États-Unis. Cette décision a jeté un froid alors que des négociations commerciales étaient toujours en cours entre Bruxelles et Washington.
En réaction la Commission européenne a mis lundi sur la table des 27 pays membres de l'Union européenne une liste de représailles possibles à hauteur de 72 milliards d'euros, dans le cas où ces menaces entraient en vigueur. Le président américain a lui prévenu qu'en cas de riposte, il augmenterait d'autant ses droits de douane sur les produits européens entrant aux États-Unis, en plus des 30 % annoncés samedi.
Malgré ces nouvelles, les marchés restent résilients. "Il reste du temps pour trouver une solution négociée, puisque ces droits de douane n'entreraient en vigueur qu'au 1er août, et l'UE retient pour l'instant toute mesure de rétorsion", note Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Les investisseurs "deviennent de plus en plus résistants face à ces menaces douanières", ajoute-t-elle.
L'avis des brokers sur Umicore, Bekaert et TINC
Umicore (-0,5 % à 14,7 euros) a été confirmé à "accumuler" chez KBC Securities, avec une cible relevée de 12 vers 16 euros. À l'image de nombre de ses collègues durant les deux dernières semaines, l'analyste a intégré les nouveaux objectifs récemment donnés par la direction pour l'exercice en cours. "Nous avons également remonté nos attentes pour les exercices 2026 à 2028 afin de prendre en compte la hausse des prix pour les métaux précieux et l'amélioration de l'efficacité opérationnelle".
Bekaert (-0,1 % à 37 euros) a été maintenu à "acheter" chez Degroof Petercam, l'objectif étant légèrement descendu vers 48 euros. L'analyste a intégré une croissance plus modeste du chiffre d'affaires, en raison de l'évolution défavorable des taux de change et de l'augmentation des incertitudes économiques. "Nous n'attendons pas d'amélioration significative durant le reste de l'année. Au vu de la transformation du modèle vers davantage de croissance avec des marges plus élevées, la valorisation reste attractive".
TINC (inchangé à 10,3 euros) a vu sa note reprise à "acheter" chez KBC Securities, avec une cible fixée à 14 euros. Cette annonce fait suite à la publication de résultats trimestriels "stellaires" ainsi qu'à la récente augmentation de capital (113 millions d'euros) qui devrait permettre au holding de pouvoir continuer à financer la croissance de son portefeuille. "Nous pensons que la taille du portefeuille pourrait doubler pour atteindre 1 milliard d'euros d'ici la fin de la décennie".
