Amazon : les raisons d'une croissance qui reste impressionnante au vu de la taille du groupe
La croissance du chiffre d'affaires pour les exercices 2025 à 2027 est attendue autour de 10 % par an.
- Publié le 25-07-2025 à 17h59

Amazon est une des entreprises les plus disruptives au monde. Au fil des années, le groupe de Jeff Bezos a contraint un grand nombre de secteurs et d'entreprises à modifier considérablement leur manière d'opérer, en contraignant les acteurs traditionnels à développer une offre en ligne, et à tenir compte des prix pratiqués sur la plate-forme. Au niveau boursier, le titre affiche un cours multiplié par huit durant la dernière décennie, avec un parcours assez classique pour une entreprise technologique cotée sur le Nasdaq : une progression continue jusqu'à la fin 2021, avant une correction de 50 % dans la foulée de la montée de l'inflation et des taux.
Le titre a ensuite triplé de valeur entre la mi-2022 et le début 2025, avec un sommet historique atteint à 242 dollars au début février. Depuis, les tarifs douaniers ont fait plonger le cours, avant que l'apaisement des tensions ne fasse remonter le cours vers des niveaux proches de ses records, alors que le groupe s'apprête à publier ses résultats pour le premier semestre ce 31 juillet.
Diversification
Si le groupe reste un des principaux acteurs du commerce en ligne, Amazon continue de chercher à diversifier ses sources de bénéfices futurs, et est ainsi devenu un des principaux acteurs dans les services cloud (Amazon Web Services), dans la conduite autonome (Zoox) et dans les télécommunications par satellite (Kuiper). Ces activités devraient être au cœur de la progression attendue du chiffre d'affaires pour les prochaines années.
Le consensus reste positif pour Amazon, avec 68 recommandations favorables pour 71 analystes, et un objectif moyen en progression depuis le début 2023. La croissance du chiffre d'affaires pour les exercices 2025 à 2027 est attendue autour de 10 % par an, avec une croissance beaucoup plus rapide de la rentabilité (entre 15 et 20 %). La valorisation actuelle (30 fois le bénéfice net attendu pour 2026) reste raisonnable au vu des moteurs de croissance futurs.