L'Ukraine et la réserve fédérale américaine au cœur de l'attention
Les Bourses mondiales retrouvent des couleurs ce mardi.
- Publié le 26-11-2025 à 10h16

Les Bourses mondiales évoluent dans le vert mercredi, poussées par les attentes de plus en plus forte d'une baisse des taux imminente de la Réserve fédérale américaine (Fed), l'Europe profitant aussi des espoirs de paix en Ukraine.
En Europe, dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,46%, Francfort 0,38%, Londres 0,24% et Milan 0,35%. À Bruxelles, le Bel 20 prenait 0,20%.
"La Fed est restée au centre de l'attention, alors que les dernières données américaines maintiennent ouverte la possibilité d'une baisse des taux en décembre", relève Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.
Une pluie d'indicateurs publiés mardi a brossé un paysage inquiétant sur l'état de l'économie américaine, entre prix à la production toujours en hausse et une confiance des consommateurs en chute libre, ces derniers ajustant leurs dépenses en conséquence.
"Ces publications ont renforcé la confiance des investisseurs dans une baisse de taux de la Fed dans deux semaines", lors de sa réunion de politique monétaire en décembre, poursuit M. Reid.
Les espoirs de desserrement monétaire ont également soutenu les places asiatiques. A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a grimpé en clôture de 1,85%.
Même enthousiasme à Séoul, où l'indice Kospi a bondi de 2,67%, comme à Taipei (+1,85%) ou Sydney (+0,81%). A Hong Kong, l'indice Hang Seng prenait 0,08% dans les derniers échanges.
La guerre en Ukraine retient l'attention
Le Vieux Continent profite par ailleurs "des titres suggérant de nouveaux progrès dans les négociations de paix en Ukraine", estime Jim Reid.
"L'histoire s'accélère dans le conflit russo-ukrainien"
Car sur le plan géopolitique, "l'histoire s'accélère dans le conflit russo-ukrainien avec la poussée diplomatique américaine et un plan de paix accepté dans les grandes lignes par l'Ukraine et qui devrait être soumis sous peu à la Russie", commentent les analystes de Natixis.
L'émissaire spécial américain Steve Witkoff doit se rendre à Moscou "la semaine prochaine" pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine, a annoncé le président américain, une visite confirmée mercredi matin par le Kremlin.
Une avancée qui se répercute sur le prix du gaz européen désormais sous la barre des 30 euros le mégawattheure (MWh).
Vers 08H10 GMT, le TTF néerlandais, la référence européenne du gaz naturel se stabilisait à 29,40 euros le MWh. Mardi, il était tombé à 28,975 euros, un plus bas depuis mai 2024.
Sur le marché du pétrole, le prix du baril de Brent restait également stable (-0,05%) à 62,45 dollars et le WTI américain perdait quelque 0,07% à 57,91 dollars.
Le budget britannique attendu
Le gouvernement travailliste du Royaume-Uni présente mercredi un budget à haut risque, qui donne lieu depuis des semaines à d'intenses spéculations, avec le souci de rassurer les marchés tout en ménageant les électeurs.
"La grande inconnue au coeur de ce Budget est l'ampleur du trou fiscal"
C'est à sa ministre des Finances Rachel Reeves que reviendra la tâche de défendre les arbitrages gouvernementaux à 12H30 GMT devant les députés, dans un discours où elle présentera ses nouvelles taxes, de probables coupes dans les dépenses, mais aussi des mesures "pour aider les familles face au coût de la vie", selon un communiqué mardi.
"La grande inconnue au coeur de ce Budget est l'ampleur du trou fiscal", commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. "La décision de faire marche arrière et d'abandonner les hausses d'impôts sur le revenu suggère qu'il pourrait s'élever à 20 milliards de livres, bien que la Chancelière doive augmenter davantage les recettes pour s'assurer qu'elle dispose de suffisamment de marge budgétaire pour faire face à d'éventuelles crises dans les années à venir."
Vers 08H10 GMT, le taux d'emprunt des bons du Trésor britanniques ("gilts") à 10 ans évoluait à 4,52%, contre 4,49% la veille en clôture.
Sur le marché des changes, la livre sterling patientait, glanant 0,08% face au billet vert, à 1,3176 dollar pour une livre.
