Les Bourses européennes ouvrent à nouveau dans le rouge : "Le conflit ne montre aucun signe d'apaisement"
A Bruxelles, le Bel20 perdait 1,66% à l'ouverture ce mardi matin.

- Publié le 03-03-2026 à 09h40

Les Bourses européennes ont de nouveau ouvert dans le rouge mardi, sous pression face à la flambée des prix de l'énergie, en particulier du gaz naturel européen, au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.
Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris perdait 1,47%, Francfort 1,91%, Londres 1,21% et Milan 2,14%.
A Bruxelles, le Bel20 perdait 1,66% ce mardi matin à l'ouverture.
Une incertitude mondiale
"Les marchés européens sont de nouveau attendus en repli marqué ce matin, alors que l'escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l'Iran s'intensifie, élargissant progressivement le champ du conflit", commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Une attaque de drones a touché mardi l'ambassade des Etats-Unis en Arabie saoudite au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, Israël continuant pour sa part ses bombardements intensifs sur Téhéran et le Liban.
Interrogé sur une éventuelle riposte à cette attaque, le président américain Donald Trump a déclaré: "vous le découvrirez bientôt".
Israël a de son côté étendu ses opérations au Liban, y menant des frappes meurtrières et massives, en riposte à une attaque lundi du mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran.
"Le conflit ne montre aucun signe d'apaisement", résume Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank.
Lundi, la hausse plus modérée en fin de séance des prix du pétrole "a semblé suffisant pour rassurer les investisseurs sur la pertinence d'acheter le creux", note Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Le prix du gaz bondit de nouveau de plus de 30%
Le prix du gaz européen a de nouveau fortement augmenté mardi matin sur la bourse du gaz d'Amsterdam, la bourse de référence en la matière, en raison des troubles au Moyen-Orient. Le prix a augmenté de 30% pour atteindre 58 euros par mégawattheure. Au Qatar, les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) sont par ailleurs toujours à l'arrêt.
Lundi, le prix avait déjà augmenté de 36% en raison des inquiétudes liées aux perturbations de l'approvisionnement. Le Qatar est en effet un important fournisseur de GNL vers l'Europe, notamment via le port de Zeebrugge.
Les prix du pétrole poursuivaient également leur courbe ascendante mardi. Le cours du baril de pétrole Brent a gagné plus de 4% à 81 dollars lors des échanges de mardi après-midi en Asie, entraîné par les conflits au Moyen-Orient. Vers 09h00 heure belge, le prix du baril de Brent de la mer du Nord progressait de 4,41% à 81,17 dollars, tandis que le West Texas Intermediate était en hausse de 3,99% à 74,07 dollars le baril.