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"Les Américains peuvent se retirer d'Iran en disant 'on arrête, on a gagné' mais c'est peu probable"

Rencontre avec le colonel français Peer de Jong, qui revient sur le piège tendu par Téhéran à Washington et Tel Aviv, et les bénéfices colossaux que retire la Russie de cette guerre.

TOPSHOT - A plume of smoke rises after a reported Iranian strike on fuel tanks in Muharraq on March 12, 2026. Oil soared above $100 and stocks sank on March 12 as Iran's fresh attempts to hit supplies in the Middle East and threats to bring down the global economy overshadowed a record release of strategic crude by the International Energy Agency. Bahrain reported Iran had carried out an attack on fuel tanks in the country, while Saudi Arabia said it had intercepted drones headed to Shaybah oil field and drones struck fuel tanks at Oman's Salalah port, where operations were subsequently suspended. (Photo by Fadhel MADHAN / AFP) /
Un panache de fumée s'élève après une frappe iranienne présumée contre des réservoirs de carburant à Muharraq, le 12 mars 2026. ©AFP or licensors

"On est en pleine tempête et on ne sait pas comment celle-ci va évoluer" note d'emblée le Colonel Peer de Jong, ancien officier de l'armée française, aide de camp de François Mitterrand (94-95) puis Jacques Chirac (95-97), désormais vice-président de l'Institut Themiis dédié aux questions de paix et de sécurité. "La précédente intervention américaine en Iran, en juin 2025, était beaucoup trop courte pour atteindre les objectifs tactiques de Washington. Douze jours pour empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire, neutraliser sa capacité de fabrication de missiles, et mettre un terme à ses guerres par proxy via le Hezbollah ou le Hamas, c'était une plaisanterie. À titre de comparaison, l'Otan avait bombardé Belgrade (Serbie) pendant 78 jours en 1999. Pour les Américains, cette guerre ne fait que commencer."

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