"Politicienne à la bouche molle", "mensonges" : face-à-face télévisé houleux entre les deux rivaux républicains de Trump

Deux républicains ont tenté de se présenter comme la meilleure alternative au grand favori Donald Trump pour l'élection présidentielle américaine, tout en l'épargnant, lors d'un face-à-face télévisé mercredi soir à moins d'une semaine du début des primaires.

DES MOINES, IOWA - JANUARY 10: Republican presidential candidates Florida Gov. Ron DeSantis and former U.N. Ambassador Nikki Haley participate in the CNN Republican Presidential Primary Debate in Sheslow Auditorium at Drake University on January 10, 2024 in Des Moines, Iowa. DeSantis and Haley both qualified for this final debate before the Iowa caucuses, while former President Donald Trump declined to participate and instead held a simultaneous town hall event live on FOX News.   Chip Somodevilla/Getty Images/AFP (Photo by CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Deux républicains ont tenté de se présenter comme la meilleure alternative au grand favori Donald Trump pour l'élection présidentielle américaine, tout en l'épargnant, lors d'un face-à-face télévisé mercredi soir à moins d'une semaine du début des primaires. ©2024 Getty Images

Nikki Haley et Ron DeSantis, largement devancés par Donald Trump dans les sondages pour l'investiture républicaine, jouaient un peu à quitte ou double lors de ce dernier débat avant le choix des électeurs de l'Iowa, petit Etat où l'enjeu est grand.

Mais il est rapidement apparu qu'ils étaient surtout en compétition pour être le dauphin de l'ancien président et non pour le devancer. Ils ont ainsi esquivé les occasions de le critiquer.

Ron DeSantis, gouverneur de Floride et conservateur pur et dur, a donné le ton dès le début en qualifiant Mme Haley de "politicienne à la bouche molle qui vous dit simplement ce qu'elle pense que vous voulez entendre".

"Donald Trump se présente pour défendre ses idées. Nikki Haley se présente pour défendre les intérêts de ses donateurs. Je me présente pour défendre vos intérêts et ceux de votre famille et pour redresser ce pays", a-t-il poursuivi, reprenant une de ses phrases de campagne préférées.

Dernière ligne droite du procès civil de Donald Trump pour fraudes : que risque l'ancien président des États-Unis

Mme Haley, ancienne gouverneure de Caroline du Sud, a dénoncé l'emballement des dépenses de campagne de M. DeSantis et a renvoyé à plusieurs reprises les téléspectateurs vers un site internet consacré à l'énumération de tous les "mensonges" de son adversaire.

Les deux candidats ont passé une grande partie du débat à alterner les monologues et à s'attaquer avec hargne sur leur bilan et les politiques menées dans leurs Etats respectifs.

Trois heures avant l'ouverture du débat, le seul candidat qui critiquait Donald Trump sans ménagement, Chris Christie, a annoncé qu'il jetait l'éponge.

Il était si bas dans les sondages qu'il ne remplissait pas les critères fixés par le parti pour participer au débat de mercredi.

Ancien gouverneur du New Jersey, l'homme de 61 ans fut jadis un soutien de Donald Trump mais dépeint depuis le milliardaire comme égocentrique et malhonnête.

Donald Trump a encore une fois choisi de snober le débat, estimant avoir une trop grande avance et qu'il n'avait rien à gagner à s'exposer à un possible feu roulant de critiques.

Primaires républicaines: le candidat anti-Trump Chris Christie annonce jeter l'éponge

Mais il a de nouveau pris le soin d'organiser une contre-programmation, avec un événement de campagne dans la même ville diffusée par la chaîne conservatrice Fox News pendant que ses deux rivaux débattaient sur CNN.

M. DeSantis "travaillerait dans une pizzeria ou peut-être dans un cabinet d'avocats" sans son aide pour sa carrière, a déclaré l'ancien président.

Il a aussi cherché à apaiser les craintes qu'il abandonne l'Etat de droit s'il retourne à la Maison Blanche, assurant qu'il n'allait "pas être un dictateur". "Je vais gérer comme nous l'avons fait", a-t-il ajouté. "Nous avons eu tellement de succès que le pays s'est uni".

Selon l'agrégateur de sondages RealClearPolitics, Trump mène la danse dans l'Iowa avec 52,3 % des intentions de vote, loin devant Nikki Haley et Ron DeSantis chacun autour de 16 %.

Au plan national, l'homme d'affaires est crédité de 51,5 %.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...