L'équipe de Trump dans l'embarras après le meeting républicain de ce dimanche
Face au tollé, l'équipe de campagne de Donald Trump a été contrainte de réagir, prenant ses distances avec des propos tenus.

- Publié le 28-10-2024 à 12h53
- Mis à jour le 28-10-2024 à 13h58

Un meeting électoral est censé porter le candidat qui l'organise. Mais ce dimanche soir, au Madison Square Garden, à New York, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu pour Donald Trump. Et, pour une fois, ce ne sont pas les seules invectives du candidat républicain qui ont suscité un tollé.
Car avant même que le milliardaire américain ne monte sur scène, c'est un certain Tony Hinchcliffe qui s'est fait remarquer. Venu chauffer la salle durant une dizaine de minutes en début de meeting, cet humoriste de 40 ans a comparé Porto Rico à "une île flottante d'ordures au milieu de l'océan". Il a également déclaré que les Latinos "adorent faire des enfants".
Des vedettes portoricaines, comme les chanteurs Bad Bunny, Jennifer Lopez ou Ricky Martin, ont immédiatement réagi sur Instagram, exprimant leur soutien à Kamala Harris. "Voilà ce qu'ils pensent de nous", a notamment écrit Ricky Martin. La candidate démocrate a aussi profité de la séquence pour se mettre en avant. "Aujourd'hui, j'ai publié mon plan pour aider à construire un avenir meilleur pour Porto Rico et le peuple portoricain en tant que présidente. Pendant ce temps, au rassemblement de Donald Trump, on qualifie Porto Rico d''île flottante d'ordures'", a tweeté Kamala Harris.
Même la députée républicaine de Floride María Elvira Salazar a qualifié les propos de Tony Hinchcliffe de "racistes" et elle s'est déclarée "dégoûtée".
L'embarras de l'équipe de Trump
Face à ce tollé, l'équipe de campagne de Donald Trump a été contrainte de réagir, prenant ses distances avec Tony Hinchcliffe. "Cette blague ne reflète pas les opinions de Donald Trump", indiquait le communiqué.
Cette sortie sur les "ordures" met le camp républicain dans l'embarras dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle. Et pour cause, la Pennsylvanie, qui est le plus grand des sept Swing States, abrite une très grande communauté de Portoricains. On y dénombre 8% des 5,8 millions de Portoricains vivant aux États-Unis (chiffres de 2021), soit plus de 450.000 citoyens. Or, lors de la dernière élection, Joe Biden l'avait emporté sur Donald Trump d'à peine 81.660 voix dans cet importantissime Etat qui octroie 19 grands électeurs. Le vote de la communauté portoricaine pourrait donc faire pencher la balance...