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Un équilibrisme de plus en plus difficile pour le président Tokaïev : maintenir des distances à l'égard de Moscou

Le grand voisin de la Russie doit jouer finement pour garder son indépendance.

Genté Régis, Correspondant à Tbilissi
Un équilibrisme de plus en plus difficile pour le président Tokaïev : maintenir des distances à l'égard de Moscou
©AP

À en croire les médias et réseaux sociaux russes, le Kazakhstan mériterait une bonne leçon. L'ancienne république soviétique d'Asie centrale et son président, Kassym-Jomart Tokaïev, seraient ingrats, après que Moscou les a soutenus diplomatiquement et même militairement lors des violentes manifestations de janvier dernier, en refusant notamment aujourd'hui d'apporter un soutien clair à la guerre de Vladimir Poutine en Ukraine.

Pas une journée ne se passe sans qu'un site web ou une chaîne Telegram russe se défoule contre le comportement supposé des Kazakhs : vidéos montrant des touristes russes rejetés d'un lieu de vacances du fait du "Z" collé sur les vitres de leur voiture (le "Z" est le symbole utilisé par les troupes russes en Ukraine), récit d'un russophone admonesté dans une boutique pour s'être adressé au vendeur dans la langue de Pouchkine, polémique au sujet des propos de Timur Suleimenov, conseiller pour l'économie du Président, affirmant que son pays n'aidera pas la Russie à contourner les sanctions occidentales…

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