Trump, Erdogan, Poutine... Ces personnalités internationales qui marqueront 2020
Ces personnalités sont amenées à jouer un grand rôle en 2020. Les voici.
- Publié le 30-12-2019 à 19h23
- Mis à jour le 30-12-2019 à 19h25

Ces personnalités sont amenées à jouer un grand rôle en 2020. Les voici. Les acteurs du Brexit
Le contre-la-montre se poursuit
"Le 1er février, soit le lendemain de la date de retrait du Royaume-Uni de l'UE, nous allons proposer un mandat pour les négociations" avec Londres, a indiqué le 20 décembre Ursula von der Leyen. "Si nous n'arrivons pas à conclure un accord d'ici fin 2020, nous serons de nouveau dans une situation très difficile. Mais cela serait surtout dommageable pour le Royaume-Uni", a-t-elle ajouté. Pour Michel Barnier, le négociateur pour la Commission, le temps est l'un des éléments qui pourraient "limiter l'ambition" que l'Europe souhaite traduire dans les futurs textes réglant la relation avec le Royaume-Uni. Il a rappelé qu'il est possible jusqu'au 30 juin prochain de s'accorder sur une prolongation de la période de transition. Une prolongation dont ne veut pas entendre parler Boris Johnson, le Premier ministre britannique.

Benjamin Netanyahou
En campagne sur tous les fronts
Les Israéliens sont appelés à retourner aux urnes le 2 mars prochain. Un troisième scrutin en un an à la suite de deux précédents échecs en 2019 des deux grands partis vainqueurs (Likoud et Bleu Blanc) de parvenir à réunir une majorité de 61 sièges à la Knesset. Le Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou et son adversaire Benny Gantz, n'entendent pas gouverner ensemble. Ce sont donc les "petits" partis qui seront une nouvelle fois les pions essentiels pour permettre à l'une des deux grandes formations de prendre le pouvoir. Benjamin Netanyahou veut conserver le pouvoir et espère ainsi pouvoir faire valoir son immunité devant les juges israéliens qui l'ont inculpé pour corruption et abus de confiance. Les tensions avec le régime de Téhéran sont aussi de plus en plus vives.

Vladimir Poutine
Le président russe, des pas de tir au tatami
Vladimir Poutine, le président russe, a multiplié les sorties fin d'année 2019 pour bien démontrer qu'il faudrait compter avec lui, "sa" grande Russie et ses ambitions internationales en 2020. Les bombardements de son aviation en Syrie, les exercices militaires conjoints que Moscou mène avec Pékin et Téhéran dans le golfe d'Oman, la mise en service de ses premiers missiles hypersoniques, l'inauguration de la ligne de chemin de fer qui relie la Crimée à la Russie continentale, un nouveau pied de nez à l'Ukraine, autant de démonstrations de force et de la volonté du maître du Kremlin de se positionner au centre du jeu géostratégique. En parlant de jeu, Vladimir Poutine entend aussi se battre sur le terrain sportif pour contester la suspension de quatre ans qui frappe les athlètes russes pour dopage institutionnalisé. Il faut donc s'attendre à le voir vraiment sur tous les terrains.

Le peuple algérien
Un long combat pacifique pour la démocratie
Depuis la mi-février 2019, des centaines de milliers d'Algériens sont descendus dans la rue pour exiger la fin du régime d'abord symbolisé par le président Bouteflika et ensuite par le chef d'état-major de l'armée Gaïd Salah. Les deux hommes sont aujourd'hui partis mais le régime militaire a placé de nouveaux hommes, issus du même sérail, à la tête du pays. Le peuple algérien refuse ce tour de passe-passe et entend continuer à manifester pacifiquement chaque semaine jusqu'à la chute de ce régime oligarchique.

Recep Tayyip Erdogan
Il veut rester incontournable
Si le président turc a perdu un peu de sa superbe sur la scène intérieure (la perte des mairies d'Istanbul et Ankara par son parti l'AKP en a été la démonstration), l'homme entend demeurer un pion incontestable au carrefour des continents européen, asiatique mais aussi africain, comme le démontre son positionnement sur la crise libyenne. Le président Erdogan sait jouer de cette position géostratégique pour parler à la fois avec Moscou et Washington mais aussi Pékin.

Xi Jinping
Des défis considérables
Confronté à une contestation sans précédent à Hong Kong (notre photo, représenté sur le masque, à droite, aux côtés d'une représentation de la cheffe de l'exécutif local, Carrie Lam, que le vrai Xi Jinping affecte de soutenir envers et contre tout), le président chinois doit aussi faire face à une vive désapprobation, à l'étranger, de la répression brutale menée au Xinjiang contre la minorité ouïghoure. Quand bien même un projet d'accord a été conclu en décembre, Xi Jinping n'est pas non plus débarrassé du conflit commercial avec les États-Unis, premier marché pour les exportations chinoises. Heureusement pour lui, un congrès du parti communiste, susceptible de remettre en cause son autorité, n'est pas attendu avant 2022.

Donald Trump
Entre destitution et réélection
Pour le président américain, 2020 pourrait être l'année de l'infamie ou celle de la consécration, selon que le Sénat décide de le destituer à l'issue de la procédure d'impeachment lancée contre lui, ou que les électeurs choisissent de le reconduire, le 3 novembre, pour un second mandat. Si la première hypothèse paraît très improbable compte tenu du contrôle que les Républicains exercent sur le Sénat, la deuxième, en revanche, n'a rien d'invraisemblable en raison de la bonne santé de l'économie, un facteur toujours crucial dans les scrutins aux États-Unis. Reste bien entendu une troisième possibilité, celle d'une défaite électorale face au candidat que les Démocrates choisiront au terme des primaires dans lesquelles vont s'engager cinq favoris : l'ancien vice-président Joe Biden, la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, le maire de South Bend Pete Buttigieg, et l'ex-maire de New York Michael Bloomberg. La route est toutefois encore longue et sera sans doute pleine de surprises.
