"La Biélorussie se prépare à la guerre", assure le président Alexandre Loukachenko
Fidèle allié de Vladimir Poutine, le président Alexandre Loukachenko a confirmé que si cela s'avère nécessaire, la Biélorussie pourrait entrer en guerre.

- Publié le 02-04-2024 à 17h20
- Mis à jour le 02-04-2024 à 21h44

L'agence de presse biélorusse BelTA rapporte qu'à l'occasion d'une visite dans la ville de Grodno, Alexandre Loukachenko s'est exprimé sur le positionnement de son pays dans le conflit qui oppose la Russie et l'Ukraine. Il précise que la Biélorussie ne menace et ne veut menacer personne." Nous n'avons besoin de menacer personne. Nous ne voulons pas des terres de quelqu'un d'autre. Nous avons suffisamment des nôtres sur lesquels travailler. Ne croyez personne qui dit que nous voulons faire la guerre", déclare-t-il. Mais le chef d'État apporte toutefois une nuance : "Nous nous préparons à la guerre, j'en parle franchement. Si vous voulez la paix, vous devez vous préparer à la guerre", dit-il, paraphrasant ainsi la célèbre locution latine "si vis pacem, para bellum".
Dans ce même discours, Loukachenko assure vouloir construire un "avenir pacifique", mettant en avant les progrès faits dans les soins de santé et la protection sociale. Néanmoins, il explique que des exercices militaires sont organisés pour les soldats biélorusses, que "divers types d'armes et d'équipements" leur ont été fournis et que de nouvelles unités militaires sont formées.
Un appel pacifique qui tranche avec la dernière vague de répression menée en janvier 2024, avant les élections législatives du 25 février. Des raids nationaux avaient alors été menés par les services de sécurité biélorusse. Plus de 160 personnes, parmi d'anciens prisonniers politiques ainsi que leurs proches, ont été arrêtées.
L'Union européenne réagit
Suite à ces déclarations, le porte-parole de la Commission européenne Peter Stano répond en assurant que l'Union européenne prend "des précautions depuis le jour de l'agression russe contre l'Ukraine". Il décrit le président biélorusse comme "un imposteur qui a volé les élections" et l'accuse d'être "complice des crimes commis par la Russie envers l'Ukraine".