Gabriel Attal a disparu : "Cela a été un choc pour tout le monde, y compris pour lui"
Plus aucun signe de vie de Gabriel Attal depuis le 9 juin. Une absence qui peut s'expliquer par le choc de la dissolution de l'Assemblée nationale, une décision dont le Premier ministre français n'a été informé qu'à la dernière minute.
- Publié le 11-06-2024 à 17h40
- Mis à jour le 11-06-2024 à 17h55

Dimanche soir, Emmanuel Macron a annoncé aux Français la dissolution de l'Assemblée nationale suite à la victoire de l'extrême droite aux élections européennes. Il a ensuite convoqué de nouvelles élections qui se tiendront le 30 juin pour le premier tour et le 7 juillet pour le second. Lundi, nous apprenions également que le Premier ministre français Gabriel Attal aurait proposé à Emmanuel Macron de démissionner. "Je suis le fusible, je veux bien sauter ce soir", déclare-t-il alors. Le président français a cependant refusé, jugeant que le Premier ministre était "le meilleur pour mener la campagne" des élections à venir.
Ce mardi, la France constate l'absence du Premier ministre qui n'a plus fait d'apparition en public depuis le jour de l'annonce fatidique d'Emmanuel Macron, comme le souligne Le Monde. Le cabinet de Gabriel Attal n'aurait ainsi diffusé aucun détail sur son agenda des prochains jours et la boucle WhatsApp, servant à informer les journalistes des agissements du Premier ministre, n'a pas été alimentée depuis.
Pourtant, comme le rapportent nos confrères, le Premier ministre devait faire une apparition à la réunion du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale ce mardi matin. Pour le journal français, cette absence n'est pas anodine. Laissé de côté face à la décision d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale, le Premier ministre a été ébranlé. "Cela a été un choc pour tout le monde, y compris pour lui", explique un proche de Gabriel Attal. Un choc d'autant plus difficile que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin était mis dans la confidence des plans du Président de la République. Pour le proche du Premier ministre, "Gabriel souffre de la dualité" de sa relation avec le chef d'État. "Il commence à prendre conscience de la malédiction de la relation président-premier ministre", rapporte-t-il du Monde.
