Compléments de revenus, avantages post-mandat, logements : voici la rémunération du Premier ministre français

Le Premier ministre bénéficie de nombreux avantages, qui peuvent perdurer après leur mandat.

French Prime Minister Gabriel Attal stands behind his lactern prior to the start of a political debate with First Secretary of the French left-wing Socialist Party (PS) and member of parliament Olivier Faure and French far-right Rassemblement National (RN) party President and lead MEP Jordan Bardella broadcasted on French TV channel France 2, in Paris on June 27, 2024, ahead of France's snap elections for a new national assembly. (Photo by Dimitar DILKOFF / POOL / AFP)

Avec la dissolution de l'Assemblée nationale et le début des élections législatives, le poste de Premier ministre de Gabriel Attal ne tient qu'à un fil. La bataille fait maintenant rage pour savoir si quelqu'un viendra prendre sa place aux côtés du président de la République. Du côté du Rassemblement National, Jordan Bardella pourrait venir arpenter à son tour les couloirs de Matignon. Les noms de Gérard Larcher, président du Sénat, et François Ruffin, député LFI, ont notamment été cités.

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Mais que gagnerait ce nouveau Premier ministre ? La rémunération a en effet de quoi en attirer plus d'un, bien qu'en 2012, François Hollande a décidé de réduire de 30 % ses salaires et ceux des membres de son gouvernement dans un décret. Leur rémunération reste indexée selon le point d'indice de la fonction publique, qui a donc augmenté de 1,5 % le 1er juillet 2023, comme le rappelle Sud-Ouest. Celle-ci, selon le décret, est "1,4 fois la moyenne du traitement le plus élevé et du traitement le plus bas perçu par les fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie hors échelle".

Selon un calcul du site Capital, le salaire actuel d'un ministre atteindrait aujourd'hui 10 647 euros bruts mensuels pour 10 115 euros pour un secrétaire d'État. Quant à lui, le Premier ministre aurait les mêmes revenus que le président de la République, à savoir 15 900 euros bruts par mois. À cela s'ajoutent des compléments de revenus : une indemnité de résidence à hauteur de 3 % du revenu ainsi qu'une indemnité de fonction à hauteur de 25 % du revenu total de base et de l'indemnité de résidence.

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Il existe également une prise en charge des frais de représentation "directement liés à leur fonction ministérielle", tels que les déplacements, réceptions et événements officiels. Celle-ci est plafonnée à 10 000 euros pour les secrétaires d'État, 120 000 euros pour les Ministres et monte à un plafond de 150 000 euros pour le Premier ministre.

À cela s'ajoutent les logements de fonction. Pour les ministres, il s'agira d'un logement de 80m² si sans habitation à Paris. Pour le Premier ministre, il s'agit de l'hôtel Matignon ainsi que d'une résidence secondaire au château de Souzy-la-Briche. Pour finir, il existe des avantages post-mandat. Le salaire est maintenu pendant trois mois après le départ, les anciens Premiers ministres bénéficient également d'un secrétaire particulier pour dix ans maximum ou jusqu'à leurs 67 ans ainsi que d'une voiture de fonction avec chauffeur et ce sans limite dans le temps. Ils peuvent également demander une protection policière pour des raisons de sécurité.

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