Guerre en Ukraine : le patron de la CIA s'est rendu à Moscou pour dissuader la Russie d'attaquer l'Otan

Le déplacement inhabituel du directeur de la CIA à Moscou cette semaine avait pour but de mettre en garde la Russie contre toute attaque visant l'Otan, ont annoncé plusieurs médias américains mercredi, après que Donald Trump a cherché à minimiser l'importance de cette visite.

US President Donald Trump talks with CIA Director John Ratcliffe before boarding Marine One as he departs Camp David in Maryland, on July 31, 2026, following a Cabinet meeting. (Photo by Nathan Howard / POOL / AFP)
Le patron de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu à Moscou pour dissuader la Russie d'attaquer l'Otan

Le Wall Street Journal et CBS ont rapporté que le patron de la CIA, John Ratcliffe, avait tenté de dissuader la Russie de toute attaque contre un membre de l'Otan, alors que des évaluations des services de renseignement américains indiquent que Moscou pourrait chercher à mettre l'alliance à l'épreuve.

Le Wall Street Journal détaille notamment que le président russe Vladimir Poutine pourrait défier l'Otan avec une "attaque limitée" dans les prochaines années.

La Maison Blanche n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP sur le sujet.

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Donald Trump avait pourtant qualifié ce déplacement du directeur de la CIA de visite de "semi-routine" lors d'une interview mercredi avec un commentateur conservateur, Glenn Beck, laissant entendre que l'entrevue avait pour but de discuter de la guerre en Ukraine.

"Nous aimerions que la guerre en Ukraine s'arrête", avait ajouté le président américain.

Durant son déplacement à Moscou, M. Ratcliffe a aussi évoqué la guerre en Iran, menaçant de sanctions supplémentaires si le détroit d'Ormuz n'était pas rouvert, d'après les médias américains.

Le milliardaire avait assuré lors de l'interview mercredi que cette visite n'était liée ni à l'Iran ni à des menaces russes contre l'Otan.

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De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que John Ratcliffe s'était rendu à Moscou pour échanger "entre services secrets", sans rencontrer le président Vladimir Poutine. Le porte-parole russe a jugé qu'"il était encore trop tôt pour dire dans quelle mesure cela aura une incidence sur le processus visant à sortir les relations (russo-américaines) de la crise". Aucun autre contact futur n'est prévu pour l'heure, a-t-il affirmé aux journalistes, dont l'AFP, qualifiant ces contacts de "positifs" tout en refusant d'évoquer les dossiers sur lesquels les discussions ont porté.

Jusqu'ici les tentatives de Donald Trump pour mettre fin au conflit, dont l'organisation il y a un peu plus d'un an d'un sommet en Alaska avec son homologue Vladimir Poutine, sont restées vaines.

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