Explosion de bipeurs au Liban: au moins neuf morts et 2800 blessés, le Hezbollah promet des représailles envers Israël

Plusieurs milliers de membres du Hezbollah ont été blessés dans l'explosion de leurs bipeurs au Liban. Plusieurs morts sont à déplorer, dont une fillette de dix ans.

"Des dizaines de membres du Hezbollah ont été blessés dans la banlieue sud de Beyrouth", bastion de la formation islamiste, et "dans le sud du Liban par l'explosion de leurs bipeurs (téléavertisseurs qu'ils utilisaient pour communiquer, NdlR)", a indiqué une source proche du parti du Hezbollah libanais, pro-iranien. Une autre source a affirmé à l'AFP qu'il s'agissait d'un "piratage israélien".

Selon l'agence de presse Reuters, ce nombre atteindrait plus d'un millier d'individus. "Plus d'un millier de personnes, dont des militants du Hezbollah et des médecins, ont été blessées mardi après-midi dans l'explosion de téléavertisseurs à Beyrouth, la capitale libanaise", peut-on lire. Le journal français Libération, citant le ministre de la santé Firass Abiad, évoque quant à lui un bilan plus lourd, de 2 800 blessés, dont quelque 200 en état critique.

Parmi les personnes touchées, l'on retrouverait également l'ambassadeur d'Iran au Liban Mojtaba Amani, selon l'agence de presse iranienne Mehr. Selon la télévision d'Etat iranienne, la blessure de l'ambassadeur serait superficielle. "Il a déclaré il y a quelques minutes qu'il allait bien, qu'il était conscient et qu'il n'y avait aucun danger pour lui." Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, n'aurait quant à lui pas été touché.

Plusieurs décès

Le premier décès à déplorer a été celui d'une fillette de dix ans, qui aurait été tuée par l'explosion du bipeur de son père, membre du Hezbollah, comme l'a indiqué sa famille à l'AFP. Le mouvement libanais a ensuite annoncé au moins deux autres victimes : le fils d'un député de la formation pro-iranienne ainsi qu'un autre de ses membres. Selon France24, le dernier bilan ferait état de neuf morts.

Des accusations, mais pas (encore) de revendications

Dans le contexte déjà très tendu dans la région, Israël a rapidement été pointé du doigt. Selon Sky News Arabia, le pays serait à l'origine de ces explosions simultanées, en étant parvenu à pirater le réseau de communication du Hezbollah. "En théorie, on peut faire surchauffer la batterie de ces appareils jusqu'à son explosion. Mais c'est du point de vue technique une prouesse extraordinaire", explique un ingénieur informatique libanais dans les colones du Figaro.

Le mouvement chiite a quant à lui qualifié son ennemi israélien d'être "entièrement responsable" des faits, en promettant qu'il allait "recevoir son juste châtiment" à la suite de "cette agression criminelle".

A Lebanese army soldier gestures to an ambulance rushing wounded people to a hospital in Beirut on September 17, 2024, after explosions hit locations in several Hezbollah strongholds around Lebanon amid ongoing cross-border tensions between Israel and Hezbollah fighters. Hundreds of people were wounded when Hezbollah members' paging devices exploded simultaneously across Lebanon on September 17, in what a source close to the militant movement said was an "Israeli breach" of its communications. (Photo by ANWAR AMRO / AFP)
©AFP or licensors
Lebanese army soldiers stand guard as an ambulance rushes wounded people to a hospital in Beirut on September 17, 2024, after explosions hit locations in several Hezbollah strongholds around Lebanon amid ongoing cross-border tensions between Israel and Hezbollah fighters. Hundreds of people were wounded when Hezbollah members' paging devices exploded simultaneously across Lebanon on September 17, in what a source close to the militant movement said was an "Israeli breach" of its communications. (Photo by ANWAR AMRO / AFP)
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(avec AFP)

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