L'Iran confirme la condamnation du cinéaste Jafar Panahi à un an de prison

La justice iranienne a confirmé la condamnation du cinéaste dissident Jafar Panahi à un an de prison pour "propagande" contre l'État.

FILE - Director Jafar Panahi, winner of the Palme d'Or for the film "It Was Just an Accident," appears at the awards ceremony photo call at the 78th international film festival, Cannes, southern France, on May 24, 2025. (Photo by Scott A Garfitt/Invision/AP, File)
La justice iranienne a confirmé la condamnation du cinéaste dissident Jafar Panahi à un an de prison pour "propagande" contre l’État. ©2025 Invision

La justice iranienne a rejeté l'appel du cinéaste dissident Jafar Panahi, condamné par contumace en décembre à un an de prison pour "propagande" contre l'Etat, a annoncé dimanche son avocat.

Un tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidé par le magistrat Iman Afshari, a confirmé la peine initiale prononcée à son encontre, a déclaré Me Mostafa Nilli, cité par le journal Etemad.

Ce juge est connu pour avoir lourdement condamné des dissidents et fait l'objet de sanctions de l'Union européenne.

Le réalisateur avait été condamné en décembre à un an de prison pour "activités de propagande" contre l'Etat, quelques mois après avoir remporté la Palme d'or au festival de Cannes pour "Un simple accident".

Il est également interdit de sortie du territoire pendant deux ans, a détaillé son avocat.

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Selon l'acte d'accusation, la condamnation repose sur plusieurs motifs, notamment la "réalisation d'un film clandestin" critique du pouvoir, son soutien à plusieurs dissidents et prisonniers politiques et son appui au mouvement de contestation "Femme, Vie, Liberté", qui a émergé en 2022 après la mort en détention de la jeune Kurde Mahsa Amini.

Le réalisateur de 65 ans était rentré dans son pays le 30 mars malgré sa condamnation, en pleine guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, selon l'agence Isna.

Il a déjà été emprisonné deux fois par le passé. La première fois en 2010 pendant 86 jours, puis à nouveau sept mois entre 2022 et 2023. Il avait été libéré après une grève de la faim.

Jafar Panahi s'était élevé en janvier contre la répression des manifestations antigouvernementales dans son pays, qui a fait des milliers de morts selon des ONG.

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Figure de la Nouvelle vague du cinéma iranien, Ours d'or à Berlin en 2015 pour "Taxi Téhéran", le cinéaste a décroché l'an dernier la Palme d'or pour "Un simple accident", tourné clandestinement en Iran.

Le film raconte l'histoire de cinq Iraniens victimes de la brutalité et de l'arbitraire de la République islamique, persuadés d'avoir mis la main sur l'un de leurs anciens geôliers.

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