Guerre au Moyen-Orient : Benjamin Netanyahu ordonne des frappes "avec force" contre le Hezbollah au Liban après des violations du cessez-le-feu

Suivez en direct les derniers événements du conflit au Moyen-Orient ce samedi 25 avril.

Suivez notre direct :

Fin du live

Merci de nous avoir suivis, retrouvez toute l’actualité nationale et internationale sur notre site web.

Nouvelles attaques israéliennes dans le sud du Liban après un ordre de Netanyahu

De nouvelles frappes israéliennes ont visé samedi au moins quatre localités du sud du Liban, après un ordre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu donné à l'armée, a indiqué samedi l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Des "avions de combat ennemis" ont mené des frappes sur les villes de Hadatha, Zepqin, Kherbet Selem et Sultanieh, selon la même source.

L'armée israélienne a pour sa part précisé dans un communiqué avoir "frappé des infrastructures terroristes du Hezbollah utilisées à des fins militaires dans tout le sud du Liban".

Le chef de la diplomatie iranienne sera de retour au Pakistan après sa visite à Oman

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, retournera au Pakistan après sa visite actuelle à Oman, a rapporté samedi l'agence officielle Irna.

M. Araghchi "doit se rendre à nouveau au Pakistan après avoir achevé son voyage à Oman et avant de se rendre en Russie", a précisé Irna en citant le ministère iranien.

Une partie de sa délégation est rentrée à Téhéran "pour des consultations et pour obtenir les instructions nécessaires sur les questions liées à la fin de la guerre, et doit rejoindre Araghchi à Islamabad dimanche soir", selon la même source.

Netanyahu ordonne des attaques contre le Hezbollah après des violations du cessez-le-feu selon l'armée

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné samedi à l'armée de frapper "avec force" le Hezbollah pro-iranien au Liban, à la suite de ce que l'armée a qualifié de série de violations du cessez-le-feu.

Selon un bref communiqué publié par son cabinet, le Premier ministre "a ordonné à l'armée israélienne de mener des frappes avec force contre des cibles du Hezbollah au Liban", après le signalement par l'armée de violations du cessez-le-feu.

L'Iran dit "ne pas encore savoir si les Etats-Unis sont réellement sérieux en diplomatie"

Dans un message publié sur X après avoir quitté Islamabad à l'issue de discussions avec de hauts responsables pakistanais, le ministre iranien a indiqué avoir "présenté la position de l'Iran concernant un cadre viable pour mettre fin durablement à la guerre", ajoutant "ne pas encore savoir si les Etats-Unis étaient réellement sérieux en diplomatie".

"Personne ne sait qui est aux commandes" en Iran, dit Trump

Donald Trump a affirmé samedi que "personne ne savait qui était aux commandes" en Iran, après avoir annulé le déplacement de ses émissaires à Islamabad pour des discussions avec Téhéran.

"Il y a d'énormes luttes internes et une grande confusion au sein de leur 'direction'. Personne ne sait qui est aux commandes, y compris eux-mêmes", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Les Gardiens de la Révolution affirment que le contrôle du détroit d'Ormuz est la "stratégie définitive" de l'Iran

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé samedi que le contrôle du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, constituait la "stratégie définitive" de Téhéran dans son conflit avec les Etats-Unis.

"Contrôler le détroit d'Ormuz et maintenir l'effet dissuasif qui en découle sur l'Amérique et les soutiens de la Maison Blanche dans la région est la stratégie définitive de la République islamique d'Iran", ont déclaré les Gardiens dans un communiqué publié sur leur chaîne Telegram officielle.

Trump dit que les Iraniens peuvent l'appeler "quand ils veulent"

Donald Trump a déclaré samedi que les Iraniens pouvaient l'appeler "quand ils veulent" après avoir annulé le déplacement attendu de ses émissaires à Islamabad pour des discussions avec l'Iran.

"Les Iraniens peuvent nous appeler s'ils le veulent (...) quand ils veulent", a déclaré le président américain dans des conversations téléphoniques aux médias Axios et Fox News.

Trump affirme que l'annulation du déplacement des émissaires au Pakistan ne signifie pas une reprise de la guerre

Donald Trump a affirmé samedi que l'annulation du déplacement de ses émissaires au Pakistan ne signifiait pas une reprise de la guerre contre l'Iran, a rapporté le média Axios.

"Je ne vois pas l'intérêt de leur faire faire un vol de 18 heures dans la situation actuelle (des négociations). C'est trop long. Nous pouvons tout aussi bien nous débrouiller par téléphone", a déclaré le président américain à un journaliste d'Axios qui dit l'avoir eu au téléphone.

Interrogé pour savoir si cela signifiait qu'il allait reprendre la guerre, M. Trump a répondu: "Non. Cela ne signifie pas cela. Nous n'y avons pas encore réfléchi", selon la même source.

Trump dit à Fox News avoir annulé le déplacement de ses émissaires à Islamabad

Donald Trump a dit avoir annulé le déplacement attendu de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner pour des discussions avec l'Iran au Pakistan, a rapporté samedi la chaîne Fox News.

"J'ai dit à mes collaborateurs il y a peu, alors qu'ils s'apprêtaient à partir: 'Non, vous n'allez pas faire un vol de 18 heures pour vous rendre là-bas'", a déclaré le président américain à une journaliste de la chaîne qui dit l'avoir eu au téléphone.

Parallèlement, la trêve sur le front libanais apparaît toujours aussi précaire.

Déclenché par une attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, le conflit régional a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Islamabad attend depuis des jours une reprise des pourparlers américano-iraniens, entamés il y a deux semaines et interrompus au bout d'une quinzaine d'heures, même si le cessez-le-feu a été unilatéralement prolongé sine die depuis par les Etats-Unis.

Arrivé vendredi soir à Islamabad pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré le puissant chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, selon des images diffusées sur X par l'ambassade d'Iran dans la capitale pakistanaise.

Mais "aucune rencontre n'est prévue entre l'Iran et les Etats-Unis", a affirmé sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, précisant que les positions de son pays seraient transmises à la partie américaine via les médiateurs pakistanais.

Les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se rendront samedi au Pakistan en vue de pourparlers "avec des représentants de la délégation iranienne", avait pourtant affirmé auparavant la Maison Blanche, assurant que cette rencontre était une demande de Téhéran.

Le vice-président JD Vance, qui conduisait la délégation américaine il y a deux semaines, pourrait les rejoindre ultérieurement en cas de progrès, a précisé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

"L'ennemi cherche un moyen de sauver la face pour s'extraire du bourbier" de la guerre, a commenté samedi le porte-parole du ministère iranien de la Défense, cité par l'agence Isna.

Après le Pakistan, M. Araghchi doit poursuivre une tournée régionale qui le mènera à Oman et en Russie.

Entretemps, l'aéroport international de Téhéran a rouvert samedi, a annoncé la télévision iranienne d'Etat, avec de premiers départs "grâce aux efforts des compagnies aériennes nationales" vers des destinations telles que Médine, Mascate et Istanbul.

Et l'Iran a procédé samedi à une nouvelle exécution d'un homme condamné pour coopération avec Israël lors des grandes manifestations de janvier.

Six morts au Liban

Le trafic maritime reste lui à l'arrêt dans le détroit d'Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et qui est désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Les marchés mondiaux ont accueilli avec un enthousiasme très mesuré la perspective de nouvelles négociations entre Washington et Téhéran. Le baril de Brent, référence internationale, a modéré sa hausse, clôturant à 105,33 dollars (+0,25%) vendredi.

Sur le front libanais, le cessez-le-feu, dont une prolongation de trois semaines a été annoncée jeudi soir par le président américain après des discussions entre représentants israéliens et libanais à Washington, reste mis à rude épreuve.

Le ministère libanais de la Santé a fait état de six personnes tuées et deux blessées vendredi par des frappes israéliennes dans le sud du pays.

L'armée israélienne a affirmé avoir tué six membres du Hezbollah lors d'une escarmouche, après avoir déclaré que le mouvement pro-iranien avait abattu l'un de ses drones.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé le Hezbollah de tenter de "saboter" le "processus visant à parvenir à une paix historique entre Israël et le Liban".

Le mouvement chiite, qui a entraîné le Liban dans la guerre en rouvrant les hostilités avec Israël le 2 mars, a pour sa part appelé l'Etat libanais à "se retirer des négociations directes avec Israël" et estimé que la prolongation de la trêve n'avait "pas de sens" au vu des "actes d'hostilité" persistants d'Israël.

Une négociation directe avec Israël "signifierait une reconnaissance de l'ennemi", affirme à l'AFP Ahmad Choumari, 74 ans, qui a décidé de quitter la ville de Saïda, où il s'était réfugié, pour regagner son village du sud à la faveur de la prolongation de la trêve.

Il espère toutefois "que le cessez-le-feu deviendra permanent".

Mais l'armée israélienne a émis vendredi un nouvel appel à évacuer un village du sud du Liban, le premier de ce type depuis l'annonce de la prolongation du cessez-le-feu. L'agence de presse officielle libanaise ANI a ensuite fait état d'une frappe israélienne sur Deir Aames.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...