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Le projet Iter dans la tourmente

Le premier test réel d'Iter, le projet de réacteur à fusion nucléaire expérimental, n'aura pas lieu en 2025 comme prévu. Aux retards engendrés par le Covid et le conflit en Ukraine, se sont ajoutés des problèmes techniques majeurs.

Julie Chaudier
Trente-cinq pays pays sont associés au projet Iter, toujours en phase de construction à proximité immédiate du centre d’études nucléaires de Cadarache à Saint-Paul-lez-Durance (France).
Trente-cinq pays pays sont associés au projet Iter, toujours en phase de construction à proximité immédiate du centre d’études nucléaires de Cadarache à Saint-Paul-lez-Durance (France). © ITER Organization/EJF Riche

"On a découvert trois petites fuites en testant le réseau de refroidissement des écrans thermiques dans lequel doit circuler de l'hélium refroidi à -193°C", explique Alain Becoulet, directeur de l'Ingénierie de l'Organisation Internationale Iter. Lancé en 2006 par l'Union européenne, la Russie, les États-Unis, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l'Inde, ce projet expérimental de fusion nucléaire essuie les déconvenues depuis plusieurs années, il vient d'atteindre l'œil du cyclone.

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