Pincemaille, c'était si joli avant
De la N55, on ne distingue que quelques villas cossues. L'envers du décor est moins reluisant. Ce n'est pas une zone de guerre mais on pourrait presque le croire. C'est le domaine de Pincemaille, sis sur la commune d'Estinnes, à cinq bornes de Binche.
- Publié le 25-07-2014 à 11h28
- Mis à jour le 25-07-2014 à 13h13
De la N55, on ne distingue que quelques villas cossues. L'envers du décor est moins reluisant. Ce n'est pas une zone de guerre mais on pourrait presque le croire. C'est le domaine de Pincemaille, sis sur la commune d'Estinnes, à cinq bornes de Binche. Pour ceux qui y résident, on se doute que ce n'est pas carnaval tous les jours. Au départ, il s'agissait de coquettes résidences secondaires pour citadins en mal de verdure.
Au fil des décennies, ces habitations légères ont été revendues à des familles, souvent précarisées, qui en ont fait un lieu de vie permanent mais forcément inadapté. 230 personnes (110 familles) résident encore à Pincemaille. Pour certains, c'est un choix de vie. Pour d'autres, c'est un peu ça ou la rue… Ici, on ne paie pas vraiment de loyer et pour l'eau et l'électricité, c'est bien souvent du "bricolage". Pour la commune d'Estinnes, qui tente de reloger les familles, c'est depuis longtemps une sacrée épine dans le pied. Et comme si cela ne suffisait pas, derrière cette misère sociale se greffe un imbroglio judiciaire.
