L'argent fait le bonheur en Ligue des champions
L'autre regard de Miguel Tasso.

- Publié le 15-03-2024 à 13h24
- Mis à jour le 15-03-2024 à 13h25

Dans leur argumentaire, les promoteurs de la fameuse et toujours virtuelle Super Ligue européenne évoquent souvent le côté prévisible et le manque de suspense des phases préliminaires de la Ligue des Champions pour justifier le lancement d'une compétition fermée réservée aux plus puissants. À la lumière des équipes qualifiées pour les quarts de finale, on ne peut pas vraiment leur donner tort. Parmi les huit promus en haut de l'affiche, on retrouve trois clubs espagnols, deux clubs anglais, deux clubs allemands et un club français. Des championnats du Big Five, il ne manque donc que les représentants italiens. Mais pas le moindre invité surprise au repas des chefs et pas la moindre rébellion avérée des petits. Et ce n'est pas le nouveau format de l'épreuve, déjà programmé pour la saison prochaine, qui devrait bouleverser les choses. Avec, en guise de prologue, une longue phase de championnat (huit matches pour chaque équipe), les modestes auront encore moins de chance de faire vaciller les ténors. C'est un fait : Super Ligue ou pas, le football est plus que jamais piloté par l'argent-roi et ce sont les gros budgets qui font la loi. L'UEFA répète que sa mission est de défendre les intérêts de toutes les Fédérations. Mais elle le fait à sa façon. Côté pile, elle rappelle défendre la veuve et l'orphelin. Côté face, elle augmente le prize money et distribue les euros plutôt que les bons points. Comme le ferait la Super League.